‹ [Œuvres choisies]Chapitre 97 sur 558 · ACTE III, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE II

ÉLIANTE

Ce qui porte à mon cœur le coup le plus sensible, Lisette, ce n’est pas son infidélité;

C’est sa noirceur profonde, oui, c’est sa fausseté.

Il pouvait m’oublier, il en était le maître;

Mais de m’en imposer qui le forçait?... le traître!

« Non, jamais de tromper je ne me fis un jeu,

« Disait-il; quand ma bouche exprime un tendre aveu, « C’est que j’aime en effet. »

LISETTE

Nous avoir abusées!

Voyez pourtant à quoi nous sommes exposées!

Mais c’est peut-être un bruit que l’on a répandu ; Pourquoi le condamner sans l’avoir entendu?

ÉLIANTE

Oui, tu m’y fais songer. J’ai tort : hélas! peut-être C'est sur de faux rapports que je le crus un traître. Attendons, en effet- Justement le voici :

Laisse-nous : avant peu, j’aurai tout éclairci.

(Lisette sort.)

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