CONTROVERSE DE LENIO ET TIRCIS
Lenio. — ... L'Amour, ainsi que je Tai ouï dire à mes aînés, est un désir de beauté. Et cette définition est donnée, entre beaucoup d'autres, par ceux qui ont le plus approfondi cette question. Or si l'on me concède que l'amour est désir de beauté, forcément l'on doit m'accorder que telle sera la beauté qu'on aime, tel sera l'amour dont on aime. Et comme la beauté est en deux manières : corporelle et incorporelle, l'amour ne peut être bon qui aime la beauté corporelle en tant que sa fin suprême, et de cet amour je suis ennemi. Mais de même que la beauté corporelle se divise en deux parties : je veux dire en corps vivants et en corps sans vie, de même il peut exister un amour de beauté corporelle qui soit bon. L'une des parties de la beauté corporelle se montre dans les corps vivants des mâles et des femelles, et consiste en ce que toutes les parties du corps sont bonnes en soi, et forment réunies un tout parfait, un corps proportionné en ses membres et suaves couleurs. L'autre beauté de la partie corporelle non vivante, consiste en des peintures, des statues, des édifices. Elle peut être aimée sans que l'amour en soit blâmé.
La beauté incorporelle se divise aussi en deux parts : les vertus et les sciences de l'âme. Et l'amour que l'on a pour la vertu, nécessairement doit être bon, de
1. Cette controverse est dérivée des Dialoghi di Amore (1535) posthumes du néo-platonicien Léon Hebreo, juif espagnol, de son vrai nom Judas Abrabanel (1460?-i520). Elle est la preuve que l'esthétique de Platon fut populaire en Espagne pendant tout le XVI' siècle.
GERVANTES. — ŒUVRES CHOISIES.
même, ni plus ni moins, que celui des vertueuses sciences et des agréables études.
Ces deux sortes de beauté étant la cause qui engendre l'amour en nos seins, il s'ensuit que selon qu'on aime l'une ou l'autre, l'amour sera bon ou mauvais. Mais comme la beauté incorporelle se considère avec les yeux limpides et clairs de l'entendement, e»t la beauté corporelle se mire avec les yeux du corps qui sont troubles et aveugles; et comme les yeux du corps sont plus prompts à regarder la présente et plaisante beauté corporelle que les yeux de l'entendement ne le sont à contempler l'absente mais glorifiante beauté incorporelle, il résulte que les mortels préfèrent communément la caduque et périssable beauté qui les détruit, à la singulière et divine beauté qui les améliore.
Car de cet amour, de ce désir de la beauté corporelle, sont nées, naissent et naîtront dans le monde la désolation des villes, la ruine des états, la destruction des empires, et la mort des amis chers. Et quand cela n'arrive pas toujours, quels grands malheurs, quels graves tourments, quel incendie, quelle ardeur jalouse, quelles peines, quelles morts pourrait concevoir l'imagination humaine, qui se puissent comparer aux souffrances du misérable amant? Et la cause en est que comme toute sa félicité consiste à posséder la beauté qu'il désire, alors qu'il est impossible de la
posséder entièrement, cette impuissance
à atteindre la fin de son désir engendre en lui les soupirs, les larmes, les plaintes et les chagrins.
Qu'il soit vrai que la beauté dont je parle ne puisse être possédée pleinement, cela est manifeste et clair. Car il n'est pas au pouvoir de l'homme de jouir complètement d'une chose qui soit hors de lui, qui ne soit pas toute sienne. Qui ne sait que les choses extérieures dépendent de la fortune et du hasard, et non de notre propre arbitre? Et ainsi l'on peut conclure que là où est l'amour, la douleur est aussi. El qui nierait cela, nierait, par cela même, que le soleil est clair et que le feu embrase.
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Mais pour en arriver plus facilement à la connaissance de cette amertume que Tamour recèle en soi, il convient de s'étendre sur les passions de l'âme, par quoi se révèle la vérité que je suis.
Donc, comme vous le savez mieux que moi, seigneurs et bergers pleins de finesse, il est quatre principales passions : trop désirer, se réjouir beaucoup, une grande crainte des misères futures, une grande douleur des calamités présentes; lesquelles étant comme des vents contraires qui troublent la tranquillité de l'âme, d'un plus juste terme sont appelées perturbations. La première de celles-ci est propre à l'amour, car l'amour n'est autre chose que le désir. Et ainsi le désir est le principe et l'origine de toutes nos passions d'où elles procèdent comme un ruisseau de sa source. Il en résulte que toutes les fois où le désir d'une chose s'enflamme dans nos cœurs, il nous meut à la suivre et à la chercher, et, ce faisant, nous conduit à mille désordres. . .
Ce désir entraîne nos pensées vers de
douloureux périls. Il ne sert de rien que notre raison lui fasse obstacle, car même si nous connaissons clairement notre mal, nous ne savons nous y soustraire. Et l'amour ne se contente pas de nous tenir attentifs à un seul vouloir, mais plutôt, ainsi qu'il a été dit, de même que toutes les passions naissent du désir des choses, de même, du premier désir qui naît en nous, en dérivent mille autres, qui, chez les amoureux, ne sont pas moins divers qu'infinis. Et quoique ces désirs tendent presque toujours à une seule fin, comme les objets sont variés, et diverse la fortune de ceux qui aiment chacun d'eux, sans aucun doute on désire diversement. Il en est qui, pour atteindre ce qu'ils désirent, mettent toute leur force dans une course dans laquelle, hélas I, combien d'aspérités ils rencontrent, combien de fois ils tombent, combien d'épines aiguës tourmentent leurs pieds, et combien de fois ils perdent haleine avant de toucher au but! Il en est d'autres qui, possédant la chose aimée, ne désirant que de se maintenir en cet état, et n'occupant qu'à cela leurs pensées, leurs œuvres
et leur temps, n'en sont pas moins malheureux dans la félicité, pauvres dans la richesse et, dans la bonne fortune, infortunés. D'autres encore, ayant perdu leurs biens, cherchent à les recouvrer, usant pour cela de mille prières, mille promesses, mille conditions, et des larmes infinies : et au bout de ces misères, voilà qu'ils vont perdre la vie!
Mais ces tourments ne se voient pas à l'entrée des premiers désirs; car, alors, le trompeur amour nous montre un sentier où entrer, large et spacieux en apparence, mais qui ensuite, peu à peu, se rétrécit de manière que pour revenir ou passer outre, aucun chemin ne s'offre à nous. Ainsi trompés et attirés par un doux et faux sourire, par un seul mouvement des yeux, par deux paroles équivoques engendrant en leur sein un vague et faible espoir, les misérables amants s'élancent derrière ces fantômes, aiguillonnés par le désir; après quoi, bientôt, trouvant fermé le sentier de leur remède, et obstrué le chemin de leur goût, ils arrosent leur visage de larmes, troublent l'air de leurs soupirs, fatiguent les oreilles de leurs plaintes lamentables.... Et le pire est que s'ils n'atteignent point la fin qu'ils se proposent, par ces soupirs, ces larmes et ces gémissements, bientôt ils changent de style, et la veulent obtenir par de mauvais moyens puisque les bons ne leur réussissent point. De là naissent les haines, les colères, les morts, tant d'amis que d'ennemis. C'est pourquoi l'on a vu et l'on voit à chaque pas, que les femmes tendres et délicates se mettent à faire des choses si étranges et téméraires que rien que de les imaginer épouvante. C'est pourquoi l'on voit le saint lit conjugal, du rouge sang baigné, soit de la triste et imprévoyante épouse, soit de l'insouciant et négligent mari. Pour atteindre la fin de ce désir, le frère est traître à son frère, le père à son fils, l'ami à l'ami. Ce désir ouvre les haines, renverse tout respect, veut enfreindre les lois, oublie tous les devoirs. . . .
Mais pour que l'on voie clairement quelle est la misère des amants, on sait que nul appétit n'a tant de
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force en nous, et ne nous porte si impétueusement vers l'objet proposé, que celui qui nous pique des éperons d'amour. De là vient que nulle allégresse et que nul contentement ne dépassent celui de Famant quand il vient d'obtenir une chose de celles qu'il désire. Car, quel être de raison pourrait, comme Tamant, tenir pour suprême bonheur, de toucher la main de l'aimée, une boucle de ses cheveux, de percevoir un bref mais amoureux regard, et d'autres choses si futiles pour Tentendement sans passion? Et pourtant Ton ne peut pas dire que pour ces plaisirs extrêmes que les amants croient obtenir, ceux-ci soient vraiment heureux. Car nulle joie n'est pour eux qui ne vienne accompagnée d'innombrables désillusions, dont l'amour se mêle et se trouble, et jamais le bonheur d'amour n'arrive où parvient la peine. Et l'allégresse des amants est si mauvaise, qu'elle les met hors d'eux-mêmes, les rendant distraits et fous : tout entiers voués à se maintenir dans l'état délicieux qu'ils imaginent, ils négligent tout le reste, ce qui n'est pas peu nuisible pour leurs biens, leur honneur, leur vie.
En échange de ce que j'ai dit, ils se rendent eux-mêmes les esclaves de mille angoisses, se font leurs propres ennemis. Or, qu'arrive-t-il quand, au milieu de la course de leurs plaisirs, ils sont touchés par le fer glacé de la lourde lance de la jalousie? Alors pour eux, le ciel s'obscurcit, l'air se trouble, et tous les éléments leur deviennent hostiles. Ils ont perdu tout espoir de bonheur, car ils n'en attendent plus de l'objet qu'ils désirent. Et c'est la crainte sans fin, le désespoir continu, les pénétrants soupçons, un tourbillon de pensées, la sollicitude sans profit, le sourire feint et la plainte vraie, et mille autres accidents étranges et terribles qui les consument et abattent. Tout dans l'objet aimé est souci pour l'amant : un regard, un sourire, un mouvement, un geste, un départ, un retour, un silence, une parole; et finalement toutes les grâces qui provoquèrent son amour sont les mêmes qui tourmentent l'amant jaloux. Et si la fortune, à mains pleines, ne le favorise dès l'abord et n'achemine
ses amours, avec une prompte diligence, vers une douce fin, à quels pénibles moyens le malheureux ne doit-il recourir pour réaliser son rêve? Que de pleurs il verse! Que de soupirs il exhale ! Que de lettres il écrit I Que de nuits il passe sans dormir I Que de pensées contraires luttent en lui ! Que de soupçons l'épuisent et que de craintes le font sursauter! Le supplice de Tantale* placé entre l'onde et les fruits inaccessibles est-il comparable à celui du misérable amant partagé entre la crainte et l'espoir? Les prévenances de l'amant inexaucé ressemblent aux urnes des Danaïdes^ : elles s'épandent avec si peu de profit qu'elles n'arrivent jamais à remplir la plus petite partie de leur but. Est-il un aigle qui détruise les entrailles de Titye^ comme la jalousie ronge et détruit celles de l'amant jaloux? La roche est-elle aussi lourde pour l'échiné de Sisyphe * que le faix de l'amour pour les pensers des amants? Est-il une roue d'ixion ^ qui plus vite tourne et tourmente que les promptes et diverses imaginations des amoureux emplis de crainte? Minos et Rhadamante^
1. Tantale, dans le Tartare, mourait de soif et de faim, plongé dans un fleuve dont les eaux fuyaient ses lèvres, et environné d'arbres dont les fruits échappaient à sa main.
2. Danaïdes, filles de Danaiis qui régna avec son frère ^Egyptus sur une partie de FÉgypte, au xvi® siècle avant J.-G. D'après Strabon, la tradition que Zeus les condamna à remplir éternellement.dans le Tartare un tonneau sans fond, est une allégorie signifiant qu'elles creusèrent des puits, des canaux, des rigoles, pour fertiliser les plaines d'Argos.
3. Titye, l'un des Géants, voulut faire violence à Latone, et fut tué à coups de flèches par Apollon et Diane, enfants de cette déesse. Jeté dans le Tartare, ses entrailles, toujours renaissantes, étaient dévorées par un vautour.
4. Sisyphcy dans le Tartare, roulait sans cesse un rocher, sur une pente escarpée vers un sommet inaccessible.
5. Ixioriy dans le Tartare, était attaché à une roue qui devait tourner éternellement.
6. Minos, fils de Zeus, Rhadamante, son frère, et Eaque siégeaient comme juges aux Enfers. Ils envoyaient les âmes des bons dans les Champs-Elysées où la vie terrestre se continuait, destituée de ses douleurs, et les âmes des méchants dans le Tartare où de cruels châtiments leur étaient réservés.
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châtiaient-ils et pressaient-ils les âmes misérables des condamnés comme l'amour châtie et presse le sein amoureux, esclave de sa tyrannie? Il n'est de cruelle Mégaira*, ni de furieuse Tisiphoné, ni de vengeresse Alecto qui maltraitent l'âme où elles s'enferment, comme ce furieux désir maltraite les infortunés qui le reconnaissent pour seigneur et s'humilient comme vassaux devant lui. Lesquels, pour se disculper des folies qu'ils commettent, disent (ou tout au moins les anciens Gentils le dirent) que cet instinct qui incite et meut l'amoureux à aimer autrui plus que sa propre vie, est un dieu nommé Cupidon; et qu'ainsi contraints par leur déité, ils ne peuvent laisser de la suivre en tout ce qu'elle veut. Ils furent poussés à dire cela, et à nommer dieu ce désir, en voyant les effets surnaturels qu'il produit chez les amoureux. Et sans doute il est extraordinaire de voir un amant au même instant craintif et confiant, ou brûler loin de l'aimée, se glacer plus il est près d'elle, être muet quand il est parleur, ou parleur quand il est muet. De même il est étrange de suivre qui me fuit, de louer qui me vitupère, de parler à qui ne m'écoute, de servir une ingrate, d'espérer en qui jamais ne promet ni ne peut donner chose bonne. 0 amère douceur, ô vénéneuse médecine des amants malades! O triste allégresse, ô ileur amoureuse qui ne fais paraître aucun fruit, sinon de tardif repentir!
Tels sont les effets de ce dieu imaginaire, tels ses exploits et merveilleux ouvrages. Et l'on peut voir par la peinture qui représente ce vain dieu, la chimère de ses fidèles : On le peignait enfant, nu, ailé, les yeux bandés, un arc et des flèches dans les mains, pour nous laisser entendre, entre autres choses, qu'un amoureux redevient un enfant simple et capricieux, aveugle en ses prétentions, léger dans ses pensées, cruel dans ses
1. Mégaira (l'envie). Alecto (la fureur) et Tisip/io/i^ (la vengeance du meurtre) sont les trois Erinnyes, divinités vengeresses du crime et qui, poursuivant sans trêve le coupable, personnifient le remords. Elles habitent les Enfers avec les Kères (destinées), Thanaios (génie de la mort) et Hypnos (sommeil).
œuvres, na et pauvre des richesses de rentendement. On disait encore qu'entre ses flèches il en avait deux, l'une de plomb et l'autre d'or, qui produisaient des effets différents : celle en plomb engendrait la haine dans le sein qu'elle touchait, celle en or un grand amour dans celui qu'elle frappait; et cela signifiait que l'or précieux est ce qui fait aimer, et le pauvre plomb abhorrer. Aussi n'est-ce pas en vain que les poètes chantent Atalante ^ vaincue par trois belles pommes d'or, et la belle Danaé^ rendue enceinte par une pluie dorée, et le pieux Enée ^ descendant aux enfers, un rameau d'or à la main : enfin l'or et le cadeau sont parmi les plus puissantes flèches de l'amour, et qui assujettissent le plus de cœurs ; au contraire de la flèche de plomb, métal vil et méprisé, comme la pauvreté même*, qui engendre la haine et l'horreur plutôt que quelque bienveillance. Mais si les raisons que je viens de dire ne suffisent pas à justifier mon aversion pour le perfide amour dont je traite aujourd'hui, observez ses effets dans quelques exemples de l'histoire ancienne et vous verrez comme moi que celui-là est aveugle qui ne saisit pas la vérité de ce que j'avance. N'est-ce pas cet amour
1. Atalante, VArcadienney fille de Jasos. Rapide à la course, elle provoquait ses prétendants à lutter avec elle. Elle les poursuivait tout armée. La mort était le partage de celui qui se laissait atteindre, le vainqueur seul pourrait l'épouser; Milanion, ayant reçu de Vénus des pommes d'or qu'il jeta par terre et qu'Atalante ramassa, la vainquit par cette ruse, et ainsi obtint sa main.
2. Danaéy fille d'Acrisios, roi d'Argos, et d'Eurydice, fille de Lacédémon. Acrisios, menacé, par un oracle, de périr de la main du fils qui naîtrait d'elle, l'enferma dans une tour d'airain. Mais Zeus, changé en pluie d'or, pénétra dans cette tour, et de son union avec Danaé naquit Persée, le vainqueur de la monstrueuse Méduse.
3. Enée, prince troyen dont Virgile a immortalisé le nom dans son Enéide.
4. On ne peut s'empêcher de trouver de l'amertume à cette critique de la pauvreté que l'on retrouve souvent dans les œuvres de Cervantes, lequel fut pauvre et souffrit toute sa vie d'être pauvre.
qui rendit l'élu David
adultère et homicide? ; lui,
qui posa la tête du fort Samson sur les traîtres genoux de Dalila, par quoi, perdant sa force, il ne protégea plus son peuple, et finit, avec beaucoup d'autres, par perdre la vie elle-même? N'est-ce pas cet amour qui mut la langue d'Hérode à promettre à la jeune danseuse la tête du Précurseur de la Vie? C'est lui qui fait qu'on doute du salut du plus savant et du plus riche des rois, et même de tous les hommes; qui réduisit les bras puissants du fameux Hercule, accoutumés à manier la pesante massue, à tourner un mince fuseau, et à s'exercer à de féminins ouvrages. C'est l'amour qui poussa la furieuse et amoureuse Médée à jeter au vent les tendres membres de son petit frère; c'est lui qui coupa la langue de Progne, Arachné et HippolyteS diffama Pasiphaé 2, détruisit Troie et tua Egisthe 3; qui fît interrompre les œuvres ébauchées de la nouvelle Carthage dont la première reine * se perça le chaste sein d'une pénétrante épée; qui mit entre les mains de l'illustre et belle Sophonisbe la coupe de poison mortel. L'amour ôta la vie au vaillant Turnus% le royaume à Tarquin^, le commandement à Marc-Antoine % et à son
1. Arachné et Progne, d'après la Fable, furent changées en araignée et en hirondelle. Hippolyte, héros grec tué par un monstre niarin et ressuscité par Diane.
2. Pasiphaé, épouse de Minos, roi de Crète, éprise d'un amour insensé pour un taureau blanc, dont elle eut le Minotaure.
3. Egisthe, fils de Thyeste, assassina Agamemnon et mourut lui-même de la main d'Oreste, fils d'Agamemnon.
4. Didon, qui bâtit Byrsa, citadelle de Carthage, et qui, pour ne point épouser larbas, roi des Gétules, monta sur un bûcher et se poignarda au milieu des flammes.
5. Turnas, roi des Rutules, fiancé à Lavinie, dont Enée obtint la main. Turnus, irrité et jaloux, vint attaquer les Troyens au sein du Latium, mais fut tué par son rival en combat singulier.
6. Tarquín déshonora Lucrèce qui se donna la mort après avoir fait jurer à son mari, à son père et à Brutus, de la venger. Ce serment fut fatal aux Tarquins dont il amena la chute.