On retrouve*parfois cette expression dans Cervantes, par
sans entrer en un lieu habité jusqu'à ce que la tempête fût passée. Ses amis l'enfermèrent pendant quelque temps; mais, voyant que son mal s'aggravait, ils résolurent de condescendre à sa requête et de lé laisser aller librement. Et notre homme sortit par la ville, provoquant l'étonnement et la pitié de tous ceux qui le connaissaient.
[Il n'est fou que parce qu'il se croit de verre. Pour le reste il se montre fort sensé. Sa renommée s'étend. Un seigneur le mande à Valladolid où on l'expédie emballé dans une espèce de panier double, bourré de paille. Il tient d'ingénieux propos, en particulier sur les poètes et les comédiens. Enfin il raisonne sur tout avec le plus délicieux esprit.
Mais, au bout de deux ans, un religieux hiéronymite le guérit de sa folie. Échangeant son nom pour celui de Rueda, il perd vite sa popularité, et, pour ne pas mourir de faim, doit s'engager comme soldat en Flandres où il continue par les armes à immortaliser la vie qui commença par les lettres à devenir légendaire.]
La Force du Sang.
[Enlevée, certain soir de débauche, par le jeune gentil- '^^ homme Rodolphe, la noble et vertueuse Léocadie, victime innocente de ce rapt infâme, enfante un petit garçon, vivant portrait de son père. A l'âge de sept ans, le charmant petit Louis est renversé par un cheval et ramassé par un vieux seigneur qui a cru voir en lui le visage de son propre fils : c'est la force du sang qui parle au cœur du vieillard, lequel n'est
exemple dans le chap. XIX de la 1"* partie du Don Quichotte. M. Dubois dit à cet endroit que « cette comparaison est proverbiale en Espagne. Les vapeurs mercurielles donnent des tremblements à ceux qui les respirent; de là cette expression, toute naturelle dans le pays qui possède les plus riches mines de mercure que l'on connaisse au monde, celles d'Almaden, dans la Sierra Morena. Elles emploient quatre ou cinq mille ouvriers qui ne peuvent guère travailler qu'une vingtaine de jours par mois, et dont la santé est rapidement compromise par leur métier, »
autre que le père de Rodolphe. Léocadie et ses parents accourent près de l'enfant, et la jeune femme reconnaît l'appartement qui fut jadis témoin de son déshonneur. Elle s'en ouvre à dame Stéphanie, mère de Rodolphe, qui décide avec son mari que leur fils réparera sa faute. C'est ainsi que Rodolphe est mis soudain, un jour, en présence de Léocadie.]