DEUXIÈME PARTIE
La malice des hommes se consomme aujourd'hui en deux manièi'es par la mort de Jésus-Christ : elle s'y consomme, premièrement, parce qu'elle y est portée à son plus haut point, et que les Juifs com]')lent la mesure de leurs pères par le plus grand de tous les crimes; secondement, elle s'y consomme parce qu'elle y trouve son expiation et son remède. C'est cette double consommation que l'ange prédisoit à Daniel, en lui annonçant la mort du Christ : La prévarication y sera consonmiée, lui disoitil, par la malice de ceux qui le mettront à mort : Ul ronsuminctur prœraricatio (Dan., ix, Ih); et le péché sera effacé , et y trouvera la mort lui-même : Et fincm accipiat pcrratnuiy et deleatur iniquitiis (Ibid.). Cette doctrine n'a plus rien de surprenant, depuis que l'Apôtre nous a appris que, parle péché, Jésus-Christ a condamné