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éclaiive et diriicilc, f|m'I respccl |)oiii- la sainte liberté du ministère et })uni- les (iéCauts mêmes du ministre ! // 710IIS eu il dit assez ]>oiir nous corriger, l'épond oit-il à ceu.x de sa cour (|iii paroissnicnt mécontents de rinstruction. Quelle tendresse de conscience! quelle horreur pour les plus légères transgressions ! Tout le bien qui lui fut montré, il l'aima; et .s'il n'accom))lit pas toute justice, c'est qu'elle ne lui fut pas toute connue, (^'est la destinée des meilleurs rois ; c'est le malheur du rang, plutôt que le vice de la ])ersonne.
Mais ré])reuve la moins ('([uivoque d'une vertu so]idt3, c'est l'adversité. Et quels cotqis, o mon Dieu ! ne prépariez-vous pas à sa constance ! Ce gi'and roi, que la victoire avoit suivi dès le berceau, f{ui comptoit ses prospérités par les jom's de son règne; ce roi dont les entreprises toutes seules annonçoient toujours le succès, et qui, jusque-là, n'ayant jamais trouvé d'obstacle, n'avoit eu qu'à se défier de ses propres désirs ; ce roi dont tant d'éloges et de trophées publics avoient innnortalisé les conquêtes, et qui n'avoit jamais eu à craindre que les écueils qui naissant du sein même de la louange et de la gloire; ce roi, si longtemps maître des événements, les voit, par une révolution subite, tous tournés contre lui. Les ennemis prennent notre place : ils n'ont qu'à se montrer, la victoire se montre avec eu.x; leurs propres succès les étonnent ; la valeur de nos troupes a semblé passer dans leur camp; le nombre prodigieux de nos armées en facilite la déroute; la diversité des lieux ne fait que diversifier nos malheurs; tant de champs fameux de nos victoires sont surpris de servir de théâtre à nos défaites; le peuple est consterné ; la capitale est menacée ; la misère et la mortalité semblent se joindre aux ennemis; tous les
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iii.iiiv pai'olssciil r.'iinis siii' nous; cl Dieu. (|iil nous eu pi'rparoil les rcssoiii-i'cs , ne nous les iiH»iilroil pas cucoïc ; Dcnaiu et Lainlrccies éloitMit cncoi-c caches daus les conseils éternels. Cependant notre cause étoit jnste ; mais l'avoit-elle toujours été? el ((ne sais-je si nos dernières défaites n'expioieiiL pas l'éipiilt' douteuse ou ror^neil iné- \ilal)le de nos anciennes victoires?
j,ouis le reconnut, il le dit : ./\/r<)is tnilrcfois cnlrcpris ht (jiurrc l('(j( rcincnl . cl Dieu //roi/ s/ii/blc n/c f//ro~ ris/r: je !// /'///'s po/tr soiilcin/- l/'s droits lr/jiliit//s /le mon p/til-f/ls it l/i coitroiiiii' d'I'jsp/Kjnc , il il iii\ib//ii/loinic : il i)/c pr/p/ivoil /-/'U/' pnnitioit (pic j'/ii t)icrilc/'. 11 s'Iiuinilia sous kl main ({ui s'appesantissoit sur lui; sa foi ôta même à ses malheurs la nouvelle amertume que le lonf^ usage des prospérités leur donne toujours; sa grande àme ne parut point émue : au milieu de la tristesse et de l'abattement, de la cour, la sérénité seule de son auguste front rassuroit les frayeurs publiques. Il regarda les châtiments du ciel comme la peine de l'abus qu'il avoit fait de ses faveurs passées: il répara par la plénitude de sa soumission ce qui pouvoit avoir manqué autrefois à sa reconnoissance. 11 s'étoit peut-être attribué la gloire des événements: Dieu la lui ùte, pour lui doimer celle de la soumission et de la constance.
Mais le temps des épreuves n'est pas encore fmi. Vous l'avez frappé dans son peuple, ô mon Dieu ! comme David : vous le frappez encore, comme lui, dans ses enfants : il vous avoit sacrifié sa gloire, et vous voulez encoi-e le saci'ifice de sa tendresse.
Que vois-jeici? et quel spectacle attendrissant même pour nos neveux, quand ils en liront l'histoire ! Dieu répand la désolation et la mort sur toute la famille royale. Que
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(le tries aiiG;iist('s frappées! que d'appuis du trùu(> l'cnvers(''s ! LcjugeiiuMit couuncucc par le prcniicr-iK' : sa bouté uous |)roniettoit des jouis licuicux : cl nous K'pandîuies ici nos prici'cs et nos lanucs sur ses cendres clièi'es et auf:çustes. Mais il uous restoit encore de (pioi uous consolei'. Elles n'étoieut pas encore essuyées, nos lai'uies ; et i\U{' |)i"incesse aiinal^le,' (pii délassoit Louis des soins de la royauté, est enlevée; dans la plus belle saison de son à!j;e aux cliaruies de la \ie, à l'espérance d'une couronne, et à la tendresse des peuples, (ju'elle conimençoit à ref2;arder et à aimer comme ses sujets. Vos vengeances, ù mon Dieu! se pré[)ai-ent encore de nouvelles victimes; ses deiniei's soupirs souillent la douleur et la mort dans le cœur de son royal époux.'- Les cendres du jeune prince se liàteut de s'unir à celles de son épouse; il ne lui survit ([ue les moments rapides qu'il laut pour sentii' (pTll l'a perdue; et nous perdons avec lui les espérances de sagesse et de piété qui dévoient faire revivre le règne des meilleurs rois , et les anciens jours de paix et d'innocence.
Arrêtez, grand Dieu! montrerez-vous encore votre colère et votre puissance contre l'enfant qui vient de naître? voulez-vous tarir la source de la race royale? et le sang de Gharlemagne et de saint Louis, qui ont tant combattu pour la gloire de votre nom, est-il devenu pour vous comme le sang d'Acliab et de tant de rois impies dont vous exterminiez toute la postérité?
Le glaive est encore levé, mes frères; Dieu est sourd à nos larmes, à la tendresse et à la |)lété de Louis. Cette fleur naissante, et dont les premiers jours étoient si bril-