Le duc de Boiirgncrne
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l;mts, est iiioissniiiict' ; ' cl si la cnicllc iiioit se contente (U' iiu'iiacer celui ([iii est cncoi-c allaclii' a la iiiaiiiollc,- ce rt'stf |)r(''ci('ii\ (juc Dieu xoiiloit nous saii\<'r de laiit du perles, c n'est (|iie poiif linir cette triste et saiit^latite scène pai' nous enle\er le seul des trois princes' (pii nous resloil eiicoi'e j)our pi(''sider à son eiifance, et le conduire ou l'allermir sur le trône.
Au milieu des dehris lui;ul)i"es de son aujjjusle maison, Louis demeure lei'me dans la loi. Dieu soulll<' sur sa nombreuse })ostéiité,* et en un instant elle est ellacée comme les caractères tracés sur le sal)le. De tous les princes qui l'environnoient , et (jui lormoient comme la gloire et les rayons de sa couiomie, il ne reste f[u'uiie l'oible étincelle, sur le ])oint même alors de s'éteindre. Mais le fonds de sa Toi ne ])eut être épuisé ])ar ses malheurs : il espère, comme Abraham , que le seul enfant de la promesse ne périra point: il adore celui ([ui dispose des sceptres et des couronnes, et voit peut-être dans ces pertes domestiques la miséricorde qui expie et qui achève d'ell'acer du livre des justices du Seigneur ses anciennes ])assions étrangères.
Louis consei'va donc à Dieu un cœur fidèle : Gubcniavil ad Do)nunun cor ipsiiis ; et c'est là le devoir essentiel de l'honnne. Mais jusqu'où ne porta-t-il ])oint son zèle pour rLglise, cette vertu des souverains, qui n'ont reçu le glaive et la puissance que ])our être les appuis des autels et les défenseurs de sa doctrine? 7V/// (ibonnnationea impicttitis.
Ici les événements parlent pour moi ; et les plaintes sédi-
1. Mort du duc de Bretagne, frère aîné de Louis \V, arrivée encore peu de jours après.