CHAPITRE II
Besoin d'une alliance.
Nous avons un double soin à prendre, premièrement «le pourvoir à notre sûreté dans la crise présente, ensuite de nous prémunir contre une nouvelle crise de
même nature. Le but de notre politique est donc d'avoir contre la coalition des ressources qui servent aujourd'hui, et que nous trouvions toujours prêtes si le danger se reproduisait.
Parmi les puissances coalisées, quatre ont sur toutes les autres une supériorité si grande, que, dans une alliance solide et durable avec l'une d'elles, nous trouverions pour la circonstance un puissant contre-poids, et pour l'avenir une force imposante, qui préviendrait une nouvelle attaque ou nous rendrait plus capables d'y résister.
Ces quatre puissances sont l'Angleterre, la Russie, l'Autriche et la Prusse.
Il reste à examiner ce que nous aurions à faire à l'égard de chacune de ces puissances pour l'engager dans notre alliance, et, dans ce qui serait à faire, quelle chose est praticable.