CHAPITRE VIII
Résumé des chapitres précédents.
Il résulte que des quatre puissances dont l'allianco nous serait nécessaire, il y en a deux avec lesquelles notre gouvernement ne peut traiter d'aucune manière, et deux avec lesquelles il ne peut traiter sans nous jeter dans une politique à la fois contraire à nos principes et opposée à nos intérêts.
L'action du gouvernement est donc nulle ici, par la force des choses, comme elle est nulle par les principes; l'action reste donc tout entière à la Nation.
Or, la Nation n'est point éparse aujourd'hui ; elle est rassemblée, elle est organisée, elle a un centre de volonté et d'action, elle peut donc agir.
Ce centre de volonté et d'action est dans l'Assemblée du CHAMP DE MAI, C'cst cllc qui doit s'occuper de l'alliance qui nous convient.
Le premier avantage d'une alliance ainsi engagée par une résolution et par des démarches purement nationales, ce serait que l'allié, quel qu'il fût, se trouvât essentiellement l'allié de la Nation, et non pas l'allié de la Nation, parce qu'il le serait du gouvernement; que ses rapports avec nous fussent indépendants
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do toute variation intérieure, qu'ils ne suivissent pas la fortune d'ini prince, ni les ebances incertaines d'un régime quelcon(pie ; qu'ils demeurassent toujours constants, toujours les mêmes. Notre révolution n'est point achevée, rien n'est stable encore, parmi nous, mais quels que soient ceux qui gouvernent, la Nation est toujours la Nation, ses intérêts ne changent point, il ne faut point que ses relations soient sujettes à changer.
Le gouvernement de Louis XVIII avait des alliés, et ses alliés étaient les nôtres; ils sont nos ennemis maintenant, et pourtant ils sont toujours ses alliés. Qui nous dit qu'un jour il n'en arriverait pas de même des alliés de Napoléon?