‹ Œuvres choisies. Précédées d'un essai sur sa doctrine (volume 2)Chapitre 50 sur 131 · ID · texte numérisé non relu

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(c fallait les attaquer chez eux et les oeeupcr du soin de « défendre leurs loyers. »

Nota. — Nous désirons certainement beaucoup. Messieurs, que cet épisode vous intéresse, mais nous désirons tout aussi ardemment qu'il cesse de vous occuper après que vous l'aurez lu, atin que vous puissiez porter toute votre attention sur la suite de la série dont ce mémoire a le développement pour objet. En un mot, nous vous prions d'oublier pour le moment ce qu'a dit Bacon ressuscité, pour ne penser qu'aux écrits du baron de Vérulam.

SIXIK.MF PENSÉE.

Les circonstances, ainsi que nous l'avons prouvé, dans l'article précédent, n'avaient point appelé Bacon k être un bomme général. Il n'a donc pas pu se placer au point de vue scientitîque le plus élevé, et il faut remonter jusqu'à Socrate pour trouver un philosophe qui ait envisagé la science dans sa plus grande généralité.

Socrate est le premier, il est le seul, qui ait constamment embrassé d'un seul coup d'œil tout l'horizon scientifique. On nous demandera sur quoi nous fondons cette opinion, puisque les écrits de Socrate ne nous sont point parvenus. A cela nous répondrons que nous la fondons sur un fait qui, pour être indirect à la question, n'en fournit pas moins une base très solide à notre raisonnement : ce fait est, que l'École socratique

s'est divisée en deux branches, c'est-h-dire en deux écoles secondaires; que l'une a adopté le mode des considérations -à priori, tandis que l'autre a toujours procédé dans ses recherches scientifiques, à posteriori ; or, ces deux écoles ayant, chacune de leur côté, bien formellement déclaré qu'elles se basaient sur la doctrine de Socrate, il en résulte évidemment que ce philosophe procédait indifféremment, dans ses leçons, à priori ou à posteriori ; que ses élèves, suivant leur genre d'esprit, avaient adopté l'un ou l'autre de ces deux modes et, qu'après lui, aucun d'eux ne s'étant trouvé capable de les suivre tous les deux indifféremment, son école s'était divisée en deux écoles secondaires. Il en résulte la preuve que Socrate, comme nous l'avons dit plus haut, a exercé et professé la plus haute philosophie, la philosophie d'une généralité absolue.

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