‹ Œuvres choisies. Précédées d'un essai sur sa doctrine (volume 2)Chapitre 51 sur 131 · SEPTIEME PENSEE · texte numérisé non relu

SEPTIEME PENSEE

Messieurs, Socrate est mort depuis environ deux mille trois cents ans. Pendant les premiers onze à douze cents ans, la philosophie platonicienne, c'est-àdire la marche à priori, a eu l'ascendant. Depuis onze à douze cents ans , ce sont les ouvrages d'Aristote, c'est-à-dire la philosophie à posteriori, qui est préférée. Ainsi, l'esprit humain a parcouru une des grandes périodes philosophiques; ainsi, les circonstances actuelles appellent le premier homme qui sera doué du génie philosophique, à se placer moralement au point de vue socratique.

Cette pensée, Messieurs, constitue le dernier terme de la série que nous nous étions proposé devons exposer dans le précédent mémoire. Nous allons maintenant, pour procéder à la manière de Socrate, vous présenter ces mêmes idées repensées et conçues à priori. Nous intitulerons cette seconde partie de notre mémoire : Discours de Socrate à ses Élèves; nous lui ferons parler le langage qu'il leur aurait tenu s'il avait prévu tout ce qui s'est passé jusqu'à ce jour.

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