‹ Œuvres choisies. Précédées d'un essai sur sa doctrineChapitre 10 sur 72 · LXXXVIII · texte numérisé non relu

LXXXVIII

tioii c( la mise en séries des énuméra lions indéleriiiiiiées préparées par cette troisième opération de l'esprit à laquelle il manque une dénomination et que, nous proposons de nommer ïintuitùtn analoijiqiie, ou plus brièvement, Vinliiithn.

[| serait oiseux de revenir sur la discussion par laquelle nous croyons avoir plus haut solidement établi que, malgré l'indétermination qui forme le caractère particulier de cette troisième opération, elle s'exerce sur le pied d'une entière équivalence avec la synthèse et l'analyse; ces trois fonctions ne pouvant en réalité se diviser, et leur séparation n'existant que par une vue de l'esprit qui décompose lictivemenl, afin de pouvoir s'en rendre compte, les trois faces du fait vivant qui, en réalité, est indivisible en même temps que complexe.

Mais si la science, c'est-à-dire la connaissance systématisée et raisonnée des faits et des lois qui constituent la physique des corps bruts et la physique des corps organisés ;

Si la morale, c'est-ii-dirc la systématisation des sentiments d'après lesquels nous classons les actions en bonnes et mauvaises;

Si l'industrie, c'est-à-dire la systématisation des fonctions diverses dont la combinaison permet aux hommes d'atteindre un but déterminé ;

Dépendent, ce qui est évident et presque une tautologie, de la façon dont l'homme comprend, sent et agit, il est trop clair que ces trois termes : science, morale et industrie sont les correspondances et les

applications directes des trois opérations dans les- (juelles l'étude de la méthode nous a montré que venait se résoudre tout l'organisme humain, et que la découverte et la constatation du caractère, du rôle et des relations de ces trois fonctions aura pour conséquence une systématisation corrélative de la science, de l'industrie et de la morale.

L'égalité, ou pour mieux dire l'équivalence que nous reconnaissions tout à l'heure entre les trois opérations où vient se résoudre la méthode, nous la retrouverons donc naturellement aussi entre ces trois termes corres- [»ondants, et c'est ainsi que de conséquence en consé- (pience, nous arriverons à poser comme la généralité la plus haute où l'esprit humain puisse monter par l'analyse et d'où il puisse redescendre par la synthèse, ce principe supérieur : que la vie doit être considérée comme la combinaison harmonique, l'association progressive de ces trois termes : ariencp ou iniclligetire, morale ou nentimeHl, iii(J)(S[rie ou aclirilc physique, et que le jeu é([uivalent et alternatil' de ces trois termes constituant, en même temps, tout individu, tout groupe, et l'universalité même des groupes et des individus, devient tout à la fois la formule ontologique (;l la formule sociale.

f.e ])rincipe de cette conception nouvelle de la vie n'est donc pas seulement dans la reconnaissance de trois termes, au lieu de deuv, mais dans la constatation de leur ('(juivalence, et de la prédominance alternative ;iu moyen de laquelle ils demeurent associés et com-

binés dans nno variation progressive el incessante de leni's rapports nmtuels, tandis que le caractère commun de toutes les conceptions antérieures sans exception a été non-seulement de ne reconnaître (pie deux termes au lieu de trois, mais encore d'assigner à l'un des deux teimes reconnus une prédominance absolue et invariable sur l'autre.

C'est ainsi ([ue la conception spiritualiste dont le cliristianisme lut la principale expression religieuse, ne reconnaissant que deux termes : ViiildlUfence et la walière, Yâmeel le corps, ]e physique et le moral, attribuait à rasj)ect intellectuel de la vie une supériorité absolue sur Taspect matériel.

On sait de reste les conséquences j)olitiqucs et morales de cette façon <le concevoir la vie : dans la science, la domination absolue de la syntlièse et du dogmatisme ; en politique, l'antagonisme du pouvoir temporel et du j)Ouvoir s})irituel, l'idc'al placé dans l'asservissement de l'un et dans la domination absolue et d(''lfnitive de l'autre; en rjiorale, le corps assujéti à l'esjtrit, et que disons-nous assujéti? cbàtié, l'ompu, brisé par lY'sprit; tous les actes qui tendent à dégager l'esprit de la matière exaltés et sanctiliés; tous les actes qui tendent à faire dominer la matière frappés d'aua- Ibème; aucune mesure commune, aucuii lien entre les deux termes : toujours l'un écrasé j»ar l'aulie!

Si nous ])oursuivions dans leurs consécpiences les applications du polythéisme et du panthéisme, nous trouverions, de même, un<' morale, une science et une

politique décoiilaul pour chacun de ces systèmes de la conception incomplèle qui leur sert de base, et celte élude, on le voit de reste, nous conduirait à reconnaître par un autre chemin la vérité du principe de l'équivalence et de l'alternance des termes.

Mais, sans pousser à fond un examen qui pourrait nous entraîner au delà des limites, il est maintenant aisé de voir que Saint-Simon a déposé dans les ibndements mêmes de sa doctrine la semence d'une morale entièrement nouvelle. \

L'aspect sentimenlal, l'aspect matériel, l'aspect s])irituel de la vie étant équivalents, et ne pouvant avoir chacun sa valeurque par son association et sa combinaison avec les deux autres, la morale, au lieu de prescrire l'abaissement continu de l'un des aspects de la vie, prescrira leur balancement harmonique, leur prédominance allernative; la moralité d'un acte pul)lic ou privé, universel, })articulier ou général ne consistera plus dans la comju'ession d'un aspect de la vie et dans l'exaltation al)solue de l'un des aspects opposés , mais dans la coordination de tous les aspects sur un pied d'équivalence.

Tandis que le spiritualisle le plus moral est celui (jui soiunet le plus énergiquement et le plus constamment l'aspect matériel, en lui et chez les autres, au principe s|)iriluel ; tandis que le polythéiste le plus moral est celui ipii soumet le plus énergiquement, chez lui et chez les autres, l'aspect intellectuel à l'aspect physique, le dioit au l'ait, la grâce à la force; tandis que le panlhéiste le plus moral est l'homme (pii dédaigneux de l'activité de

rcsprit autant que de Factivité du corps s'exalte dans l'oisive contemplation du Tout; l'homme le plus moral selon la doctrine nouvelle sera celui qui, chez lui même et chez les autres, aura le plus heureusement associé les trois aspects de la vie : le cœur, l'esprit et le corps; c'est-à-dire qui aura porté au plus haut point de dévelop{)ement harmonique, l'organisme tout entier.

Tel est le vérilahle principe moral posé par Saint- Simon à l'instant même où ce grand génie a reconnu et décrit les lois de la méthode, et sur lequel il est aisé de voir qu'il s'est lui-même constamment appuyé. A cha(jue })as de ses œuvres scientihques ne rappelle-t-il pas l'équivalence de l'analyse et de la synthèse? du point de vue à priori et du point de vue à posteriori ? A chaque page de sa po]iti([ue, et, dans le feu même le plus ardent de la polémi(iue (juotidienne, ne le trouve-t-on point fidèle au principe de l'égalité du pouvoir spirituel et du pouvoir temporel? de l'équivalence des intérêts généraux et des intérêts particuliers? Lors(pi'enlin touché de la puissance pratique du sentiment, il passe de la science et de l'industrie à la morale, lors(|u'achevant ainsi par le développement de sa propre vie le cycle complet qu'il avait si clairement indiqué en posant les hases de la méthode, il se trouve par le seul fait de cet achèvement poser le pied dans le domaine supérieur de la religion, il ne cesse pitint de s'appuyer sur le même princijte; hieii plus, c'est alors (jue dis()araissent toutes ses hé'sitalions. A'e l'avons-nous [»oint vu, dans le (piatrième cahier du Catéchisme des industriels, allirmer réyalité

(le racadémie des seiilimenls et de racadéinie des raisonnements, en nirnic lemps (|ue l'indépeiidance, cl, par conséquent ré([uivalence du conseil des industriels?

/Enlin, malgré les contradictions ([ue nous avons relevées plus haut dans le corps de l'ouvrage, les dernières pages du \oureau cliristiaiusme ne contiennent-elles pas elles-mêmes l'aftirmation de léquivalence des intérêts particuliers et des intérêts généraux, atlirmation à laquelle il suffit pour la rendre complète dajouter l'équivalence des intérêts universels?)

En posant ainsi qu'il l'a fait le double principe de l'équivalence et de la prédominance alternative, du sentiment, de l'intelligence et de l'activité physique, Saint- Simon a donc répondu par avance au reproche (ju'on peut lui faire de ne s'être occupé ni de la femme, ni de la morale. Ce principe, en effet, est en réalité le i)rincipe même de la morale , comme il est celui de la science et de l'industrie, et quant aux rapports de l'homme et de la femme, puisque la loi qui doit les régir forme l'un des points les plus importants de la morale, il est évident qu'ils doivent se trouver naturellement définis et n'glés du même coup.

Par la, pour le dire en passant, se trouve même éliminée, ou du moins entièrement changée dans ses termes, cette question de la supériorité des sexes qui depuis vingt ans défraie infructueusement une polémique demeurée à peu près aussi stérile qu'elle s'est montrée déclamatoire. Une remarque bien sini])!o doit

tranchor (Icliiiilivemcnt le débat : puis((iie les (jualités du seiilimeiil, du raisouncnKMit et de ractivilé physique, communes aux deux sexes, sont é(|uivalentes, peu importe au point de vue de la balance (ju'on voudrait établir entre les sexes, la proportion dilïérenle dans laquelle les trois facultés seraient réparties à chacun; ce que la femme aurait de moins en intelligence, elle le reprendrait en sentiment ; la prépondérance qui peut a[)partenir à l'iiomme du chef de la raison ou de la force, il la perd du côté du sentiment et de la grâce ; il y a donc au total compensation : et la femme prend naturellement son essor, et sa liberté, c'est-à-dire, sa fonction et son rôle sous l'empire d'une doctrine dont la base est l'équivalence des fonctions par leiu' prédominance alternative.

Cependant si l'on est fondé à laver la doctrine produite par Saint-Simon du double reproche auipiel nous avons répondu, nous devons convenir, pour cire juste, que l'erreur qui n'est point dans le principe de la doctrine s'est glissée fréquemment dans l'emploi que le maître a fait lui-même de sa méthode.

Les œuvres de Saint-Simon ]»résentent cette étrange et naïve contradiction que, tandis que son génie le mène tour à tour de la science à l'industrie, et de l'industrie à la morale, et, au sortir de ces trois sphères progressivement parcourues, lui met pour ainsi dire dans la main la lumière suprême de la religion, lui-même, inconscient en quelque sorte du cycle qu'il ]>arcourl , retombe souvent dans les habitudes de

raiicieii dogme, et de la même voix qui proclame le principe de réquivaléiice des liicultés semble enseigner souvent la prédominance absolue de lune d'elles.

C'est là, au fond, la seule critique sérieuse que mérite Saint-Simon; mais cette erreur que nous avons déjà plus d'une fois relevée dans le détail de ses œuvres, est d'une extrême gravité, et par l'incertitude momentanée qu'elle peut jeter sur le principe même de la doctrine, et par l'intluence considérable que cette doctrine exerce déjà sur les actes, les idées et les sentiments de la portion la plus avancée de l'humanité.

Les suites fâcheuses de cette erreur vont se montrer clairement à nous, si, reprenant une question déjà ellleurée, nous examinons un moment le point où en sont les croyances et les doctrines théologiques.

Quand on se rend un compte exact des idées dont se compose l'idée générale signifiée par le mot Dieu, ce mot étant pris dans le sens où le polythéisme , le panthéisme et le déisme l'ont employé jusqu'ici, on découvre que la principale de ces idées est celle d'une existence à part, supérieure de tout point à l'homme, cl à plus forte raison aux êtres sur lesquels l'homme étend lui-même sa domination; soit que cet être se trouve lui-même subordonné à d'autres dieux, ce qui est l'hypothèse polythéiste; soit que toute vie, toute force, tout amour, toute raison étant concentrés en lui, les autres êtres auxquels le nom d'être n'appartient dans cette conception (jue par impropriélf' de terme, reçoivent tous de lui l'existence sans pouvoir lui rien

apporter, hypothèse commune au panthéisme et au déisme, mais dont ce «lernier dogme a fait ressortir ])his que tout autre la contradiction, en y ajoutant la doctrine précise de la personnalité infinie.

En un mot, l'idée que dans un langage un peu barl)are on appelle aujourd'hui la transcendance, est l'idée dominante qui se place actuellement sous le mot Dieu, à savoir : l'idée d'une vie supérieure, primordiale, infinie, personnelle et consciente, de laquelle découlent et dépendent absolument toutes les existences.

Quand même Saint-Simon n'aurait pas lui-même pris, en plusieurs endroits, le soin d'expliquer que le déisme était à ses yeux incompatible avec le principe de la doctrine générale qu'il tâchait de produire, il sulïirait de se reporter à ce que nous avons dit il y a quelques pages en montrant la correspondance intime et supérieure de la politique et de la morale avec le principe sur lequel se fonde la méthode, pour découvrir que la doctrine nouvelle ne comprend pas seulement la critique la plus radicale qui ait encore été faite de toutes les religions du passé , sans excepter le déisme; mais de plus, une aftirmation religieuse plus profonde et plus large que toutes celles (lui l'ont précédée.

En d'autres termes, la conséquence la plus éloignée et la plus haute de cette doctrine, si l'on se place au point de vue de l'analyse, doit être la formation d'une nouvelle idée de Dieu; de même que si l'on se place au point lie vue de la synthèse , cette nouvelle idée de

Dieu doit être le principe d'où décovileiit à la fois la science, l'industrie et la morale.

Eh bien ! la difficulté est si grande de passer d'une doctrine ancienne à une nouvelle, la transl'urmation complète de sentiments, d'idées et de langage qui en est la conséquence, si pénible et si lente, que Saint-Simon, au moment même où il faisait du déisme la critique la plus radicale qu'on puisse faire d'un dogme, puisqu'il posait les bases d'un dogme nouveau, semblait y demeurer attaché de divers côtés par une contradiction qu'il n'a peut-être clairement aperçue qu'en 1824.

Par bonheur son génie avait lui-même créé l'instrument avec lequel on devait reclilier sa marche. En reconnaissant ainsi qu'il l'a fait clairement dans l'exposition de la méthode l'existence d'un troisième terme, V indéfini, et en indiquant au moins implicitement l'équivalence réciproque de ce terme avec les deux autres , Saint-Simon a lui-môme allumé d'avance le flambeau qui sert aujourd'hui à marquer ses erreurs, et en travaillant à combler les lacunes qu'il a laissées, notre critique ne fait que poursuivre sa tâche, et, pour ainsi dire continuer sa vie ; car l'étude des œuvres de Saint-Simon n'est point seulement l'étude d'une doctrine, c'est l'étude d'un homme qui s'est toujours mis tout entier dans ses écrits, et qui nous fait assister pour ainsi dire d'année en année à la transformation incessante de ses sentiments et de ses idées. Or, si cette transformation ou pour mieux dire cet achèvement simultané de l'homme e! <le la doctrine eussent pu

s'accomplir avant sa mort, le grand philosophe eût certainement révisé et remanié toutes les parties de son œuvre.

Il aurait revu cette œuvre en entier et l'aurait purgée de toutes les traces de l'ancien dogme ; parvenu par une analyse désormais complète au sommet de la montagne, il aurait embrassé l'ensemble des pays parcourus, il en eût terminé la carte, et par une synthèse vigoureuse, il eût porté la coordination jusque dans les moindres détails.

Il eût fallu par exemple ne point se borner à remplacer ridée Dieu par l'idée Loi. Un examen plus exact de cette idée eût montré qu'elle ne contient, non plus que l'idée à laquelle on veut la substituer, que la notion absolue de l'unité, qu'elle ne fait aucune place à l'indélîni, qu'elle n'est donc qu'une abstraction, c'est-àdire la vue exclusive d'une seule face de l'être.

Que le genre humain agisse sous limpulsion d'un Dieu — (jesta Dei — ou sous la pression d'une loi absolument extrinsèque, le résultat sera le même, responsabilité nulle, partant destruction de toute liberté.

Mais la loi en soi est une chimère, une abstraction ; la loi n'existe pas quelque part, en dehors des faits qu'elle régit; les lois, ce sont les êtres eux-mêmes envisagés principalement sous l'un des trois aspects par lesquels ils se manifestent, Yunité; or l'unité seule, l'unité absolue, n'est pas un être.

Par là, se fût naturellement introduite dans la théorie du progrès une considération de grande impor-

tance, celle du devenir indéfini. Au lieu de considérer la série des faits observables comme produite par l'évolulioii déductive d'un fait primordial absolu, il fallait partir de la notion supérieure et neuve de l'équivalence des termes, et de la coordination des êtres, reconnaître que les faits de l'avenir ne sont point d'une autre nature que les faits du passé, que les uns et les autres forment sans aucun doute une même et triple série et doivent par conséquent se combiner dans un même système; mais que cette triple série est vivante, qu'elle s'allonge, s'élargit, et se compose sans cesse, toutes ses parties étant dans une perpétuelle réaction les unes vis-à-vis des autres.

Tout comme les actes du passé ont été, dans une certaine mesure, autonomes et spontanés, tout de même ceux de l'avenir le seront pareillement, en sorte qu'il est très exact de dire que l'observation des faits passés est une condition indispensable pour la prévision des faits de l'avenir, mais qu'il est entièrement faux de conclure que ceux-ci puissent se déduire absolumeid de ceux-là et qu'il y ait nulle part dans l'Univers un être qui puisse connaître absolument quel sera dans dix minutes l'état de cet Univers. Ces derniers vestiges et de la théorie déiste, et de la théorie polythéiste, et de la théorie panthéiste effacés par la critique de l'idée Loi, on était conduit naturellement à introduire dans l'ontologie transformée, le principe de l'indéfinité de la vie, et à établir simplement qu'en histoire aussi bien qu'en astronomie l'hypothèse d'un certain état absolu

(lu système, indispcnsahh^ [)oiir l'accomplissement de rohservation, pèche toujours par un point, et laisse par consèquf^nt dans le calcul le plus rigoureux un côté iinlélini et mystérieux, domaine incommensurable de la loi, de l'imagination, et de la liberté!

Si la main puissante du maiire eût elle-même achevé ce dernier travail, s'il eût été permis à ce grand génie, d'avoir la joie suprême de nous donner, du même coup, contrôlées et certiliées l'une par l'autre, la synthèse et l'analyse complètes de sa doctrine, nous aurions sous les yeux la suite et la conclusion du Discours de Socrale à SCS élèves, et le cri religieux qui retentit à la première page du Nouveau christianisme eût été compris le jour même où il l'ut poussé.

Ce que la mort n'avait point laissé au maître le temps d'exécuter, ses successeurs étaient naturellement ap[)elés à l'entreprendre.

Pour accomplir cette tâche, ils avaient à l'aire trois choses :

S'emparer des travaux de Saint-Simon, les comprendre, les systématiser, se les rendre propres;

Terminer ces travaux ;

En l'aire l'application.

Pour terminer les travaux de Saint-Simon, il fallait, en premier lieu, compléter l'analyse qu'il avait à peu près Unie, des trois éléments de la doctrine :

Principe scientifique ,

Principe industriel,

Principe moral,

en remontant par une triple induction jus(pfau principe général qui embrasse, coordonne et relie ces trois éléments par l'aflirmation de leur équivalence et de leur prédominance alternative.

En second lieu, et cette analyse terminée, il fallait en faire la vérification synthétique, et pour cela, j)renant le point de départ dans le principe le pins élevé auquel avait conduit l'analyse, à savoir l'équivalence de l'industrie , de la morale , et de la science, redescendre simultanément par les trois séries secondaires aux applications les plus éloignées de ce principe.

Ce double travail d'analyse et de synthèse terminé, non-seulement Técole nouvelle se fût trouvée en possession d'une doctrine complète, et prête, par conséquent à s'expliquer non-seulement sur les questions générales de méthode, de philosophie de l'histoire, d'économie sociale , auxquelles elle a publiquement répondu, mais encore sur les questions de libre arbitre, de morale, de famille, d'égalité des sexes, de hiérarchie, sur lesquelles elle s'est divisée et dissoute.

>'ous pouvons ajouter que si l'école saint -simonienne eût procédé à ce travail d'analyse et de synthèse, indispensalde pour compléter l'œuvre du maître, elle eût probablement évité l'écueil que Saint-Simon a touché, et sur lequel ses successeurs se sont précipités, nous voulons parler du panthéisme , c'est-à-dire de la doctrine qui, se bornant à déplacer l'absolu, en le transportant de l'esprit ou de la matière au sentiment,

recommence, à un autre litre, les erreurs des anciens dogmes. Mais s'il est aisé, aujourd'hui que l'école sainl-simonienne a produit ses travaux, et que vingtcinq ans d'épreuve ont fait ressortir tout à la fois les fautes qu'elle a commises et les grands services qu'elle a rendus, s'il est aisé de porter sur elle un jugement fondé, il faut bien reconnaître combien il était diflicile qu'elle pût suivre en 1825 et en 1850 la voie que nous venons de tracer.

En 1825 les successeurs de Saint-Simon étaient peu nombreux, cinq ou six à peine ; la plupart ne connaissaient que fort imparfaitement la doctrine de leur maître; aucun d'eux, Rodrigues excepté, n'en soupçonnait encore ni l'étendue ni la profondeur. Pour juger combien peu, à cette époque, ces intelligences d'élite s'étaient emparées des principes qu'elles devaient pousser en avant , il sutfit de lire les beaux articles dans lesquels Rodrigues s'efforçait, en 1826, de faire connaître Saint-Simon aux lecteurs du Producteur.

A la même époque, Auguste Comte, qui figure parmi les premiers rédacteurs de ce recueil, persévère dans la direction étroite où il s'était engagé, malgré les avertissements de Saint-Simon, en écrivant le troisième cahier du Catéchisme des industriels. Enfantin essaie, dans des travaux de détail , la valeur de quelques-uns des principes de la nouvelle économie politique ; le vigoureux esprit de Bazard s'elforce de sortir des limbes du libéralisme, pendant (pie Bûchez s'en-

l'once péniblement dans des déductions physiologiques, où l'on est loin de retrouver les clartés supérieures du Mémoire sur la science de l'homme.

Au surplus, ce n'est ici ni le temps, ni le lieu, de porter un jugement complet sur des travaux glorieusement et généreusement accomplis. C'est une tâche que nous nous réservons d'entreprendre plus tard, avec le soin qu'elle réclame ; il sullîra pour le moment de constater que tous les successeurs de Saint-Simon , sans exception , quelque diversité que l'on remarque d'ailleurs dans leurs travaux, ont donné sur l'écueil que nous signalions tout à l'heure, et sont demeurés, à leur insu, engagés dans les liens des dogmes, des morales, et des politiques anciennes : ceux-ci retournant au spiritualisme avec Bûchez et Jean Reynaud; ceux-là s'enfonçant par des chemins divers dans le Panthéisme à la suite de Bazard, d'Enfantin et de Pierre Leroux; les autres s'enfermant avec Auguste Comte dans les étroites limites d'un polythéisme rajeuni ; aucun ne fondant la doctrine du maître sur son vrai princi[»e : l'équivalence par prédominance alternative des trois aspects de la vie, tous s'égarant dans les voies désormais stériles de l'un des trois grands dogmes du passé, au lieu de marcher droit à la lumière de la religion délinitive.

Il nous reste à faire brièvement connaître au public le but que nous nous proposons et la série des travaux

— r.iv —

successifs que nous comptons entreprendre, et mener à la meilleure fin (lu'il nous sera possible.

Convaincus aussi profondément que l'était Saint- Simon, et d'accord sur ce point avec tous les penseurs, de la nécessité, nous ajouterons hardiment, de l'existence d'une nouvelle doctrine générale, plus compréhensive, plus profonde, plus religieuse, (}u'aucune de celles qu'a vues jusqu'ici le genre humain, puisqu'elle a le progrès pour principe, et l'Univers pour champ de calcul d'observation et de croyance, nous voulons travailler, de notre mieux, à dégager cette doctrine des ombres dans lesquelles ses parties principales sont encore enfoncées.

Partant de ce point que nous croyons avoir suflisamment établi dans cet essai, que le principe le plus général de cette doctrine est l'équivalence des trois grands aspects sous lesquels l'homme sent, connaît et pratique la vie, en lui, el hors de lui, nous entreprendrons la vérification synthétique de ce principe ; c'està-dire que le prenant comme instrument de toute critique et comme mesure de la valeur de toute alîirmalion, nous ferons voir sa justesse et sa fécondité, en l'appliquant selon nos forces dans la triple direction de la science, de la morale, et de l'industrie.

rs'ous nous efforcerons donc de reprendre la làcho, que nous^ reprochions tout à l'heure aux premiers successeurs de Saint-Simon d'avoir exécutée d'une façon inc(nn[ lète, et comme nous avons sur eux l'avanlage incontestable de pouvoir profiter du labeur immense

qu'ils ont aceom})IL, en même temps que des exem|»les (le dévouement dont ils ont donné au monde le spectacle trop oublié aujourd'hui , l'étude attentive de leurs prédications, de leurs enseignements et de leurs actes sera certainement l'un des premiers objets de nos propres travaux.

L'école saint -simonienne ne sera point l'objet exclusif de notre critique; à côté d'elle se sont dével(^)pées deux grandes écoles, l'école phalanstérienne, et l'école communiste, dont il serait injuste d'oublier les travaux et le dévouement.

Munis de la méthode dont Saint-Simon nous a enseigné le principe, nous entreprendrons une critique complète du socialisme ; nous attachant non-seulement à l'étude abstraite des doctrines, mais à la recherche et à la constatation de l'influence positive que, malgré leurs erreurs, elles ont déjà exercée sur les diverses parties de la Société européenne.

Enlin, en même temps que nos regards se porteront vers le passé et vers l'avenir, fidèles aux exemples du maître, nous tâcherons de ne point perdre de vue les besoins du temps présent.

Heureux si nos eflbrts peuvent trouver auprès d'un public bienveillant les sympathies qui ont manqué au grand homme, dont nous nous déclarons librement les disciples, pendant la carrière pénible mais éternellement glorieuse qu'il a parcourue.

15 décembre 1858.

NOTICE BIBLIOGRIPHIIIIE.

(Nous croyons à propos Je placer ici une nolicc sommaire des écrits qu'a laissés Saint-Simon, en marquant (l"\in astérisque les ouvratjcs auxquels nous avons donné place dans notre édition. Nous nous sommes surtout aidé dans ce tiavail de la Bibliogiiapuie Saixt-Simomexxe que M. Henri Fourncl a publiée en 1853, et dont nous savons qu'il prépare une seconde édition beaucoup plus complète.)

* 1802 Lettres d'lx habitant de Genève a ses contemporains. Un petit volume in-12. GenOve, sans nom d'imprimeur (]).

' 1807 Introduction AUX travaux scientifiques du mx*" siècle. Un volume in-4" imprimé chez Scherff, rue des Bons Entants, n° ;W.

- 1808 Introduction aux travaux scientifiuues du xix' siècle. Deux volumes in-4» imprimés chez Scherfl", rue des Bons Enfants, n» 30, et tirés à cent exemplaires seulement pour être distribués aux membres de l'Institut. — Le premier volume n'est autre que l'ouvrage précédent qui lui-même n'est probablement qu'un tirage d'essai. Le premier des deux volumes publié en 1808 contient de moins que l'ouvrage tiré en 180", un plan de travail, et il contient de plus l'avertissement placé en têle. Le texte du corps des deux écrits ne présente que des variantes insignifiantes.

(1) Réimprimé deux fois : en 18.'5-2 par 0. Rodrit:ues dans le seul volume publié de l'édition des œuvres de Saint-Simon qu'il avait préparée; en 1837, par M. (i. Hubbard dans le volume intitulé ; Saiiit-SiiAon, sa vie et ses travaux.

1808 Letïhes de g. H. Saint-Simon. Trois brochures in quarto formant trois livraisons d'un seul ouvrage. La première (75 pages) publiée sans date et sans nom d'imprimeur; la seconde (:23 pages) et la troisième (137 pages) de l'imprimerie de Scherff, rue des Bons Enfants, 1808(1).

1810 Nouvelle Encvclopédie, par C. H. Saint-Simon. Première livraison servant de prospectus avec une dédicace à Victor de Saint-Simon, son neveu ; ïn-i" de 28 pages.

— Mémoire sur l'Encyclopédie. Manuscrit. — Nous aurions voulu comprendre ce manuscrit dans notre édition, mais il ne s'est pas retrouvé chez M. Fournel.

1812 MÉMOIRE INTRODi'CTIF DE M. DE SaIST-SIMON SL"R SA CONTES- TATION AVEC M. DE Redern. In-4» de 25 pages, imprimé à Alençon, chez Malassis le jeune; accompagné de quelques lellres écrites d'Alcnçon à M. de Redern.

* 1813 MÉMOIRE scn la science de l'iiomme.

* 1813 Travail sur la gravitation universelle (2).

* 1814 De la réorganisation de la société européenne, ou de la

nécessite et des moyens de rassembler les peuples de l'Europe en un seul corps politique, en conservant à chacun son indépendance nationale, par M. le comte de Saint- Simon et par Augustin Thierry, son élève. Brochure in-8» de 112 pages. — Octobre 18î-4, de l'imprimerie d'Adrien Égron, rue des Noyers, n» 37 (3).

ISU Lettre autographe de Saint-Simon à l'empereur Alexandre,

(1) Cet ouvrage est habituellemont désigné sous le lilre de : Lettres au Bureau des Longitudes parce qu'en effet les sept lettres dont se compose la première Itrociuire sont adressées à ce bureau. La troisième brochure retrouvée en 1858, par M. Fournel et qui, nous le croyons, n'existe que dans îa collection, ne renferme qu'une Lijtlre épisodique au public et Je Portefeuille dont se compose le deuxième Tolume de Y Introduction aux travaux scientifiques du xix" siècle.

(2) Ces deux ouvrages ont clé imprimés pour la première fois en janvier 1859, par M. Enfantin, sur une cojjic dont le texie diffère en plusieurs ]iassa,ues du manuscrit que nous avons suivi cl (pii appariennit à Bazanl.

(3) M. lluliliarti a donné deux l'ra^menls de cet ouvrage. ^

Cette lettre qui accompagnait l'envoi de la brochure précédente ne se trouve pas dans la collection Fournel, et n'a pas été imprimée.

18U Lettre DE Heniu de Saint-Simon à MM. Comte et Dunoyer. Novembre 18 14, insérée dans le tome 3^ du Censeur européen, publié en janvier 1815.

1815 Prospectus d'un ouvrage ayant pour litre : Le défenseur des propriétaires de domaines nationaux, ou recherches sur les causes du discrédit dans lequel sont tombées les propriétés nationales et sur les moyens d'élever ces propriétés à la même valeur que les propriétés patrimoniales, par le comte de Saint-Simon et d'autres gens de lettres. 4 pages in-S» de l'imprimerie de Scherff à Paris, février 1815.

L'ouvrage n'a jamais paru.

1815 Profession de foi des auteurs de l'ouvrage annoncé sous le titre de Défenseur des Propriétaires de domaines nationaux, de la charte et des idées libérales, au sujet de f invasion du territoire fran{ais par Napoléon Bonaparte. Huit pagesin-8» tirées à 200 exemplaires. Imprimerie de Cellot, mars 1815.

J8I5 Profession DE foi du comte de Saint-Simon au sujet de l'invasion du territoire français, par Napoléon Bonaparte. 4 pages in-8» imprimées chez Cellot, 15 mars 1815.

1815 Opinion sur les mesures a prendre contre la coalition DE 1815, par H. de Saint-Simon et A. Thierry, 18 mai 1815. Brochure in-8» de 14 pages, imprimée chez Cellot, rue des Grands-Augustins.

181() Quelques idées soumises par M. de Sa i)d-Sim on à l'assemblée générale de la société d'instruction pri)uaire. Pii'ochure in-S» de 14 pages, imprimée chez Cellot, rue dos Grands- Augustins, n" 9, août 1816.

1817 L'industrie ou discussions politiques, morales et piiilosopiiiQUES dans l'intérêt de tous les hommes livrés à des travaux utiles et indépendants, par H. Saint-Simon avec cette épigraphe : » Tout par l'industrie, tout pour elle. » Premier volume. In^8" de 464 pages de l'imprimerie de Cellot.

Deuxième volume. In-S" de 346 pages.

Troisième volume. In- iode So pages. De l'imprimerie de

J. Smith, rue Montmorency, n» 1.

Quatrième volume. In--4» de 19 pages, octobre 1817.

1817 Qlatre circulaires in-4" formant ensemble 10 pages accom-

pagnent chacun des cahiers du tome 3« de l'Industrie.

1818 L'industrie. Quatrième volume in-8''. De l'imprimerie d'Abel

Lanoë (1).

Premier cahier. — 160 pages chez Verdière, libraire, quai des Auguslins, n" 27. II n'a jamais paru d'autres cahiers.

1819 Le Politique, par une société de gens de lettres, contenant

douze livraisons publiées, de janvier à mai 1819, imprimées d'abord chez J. L. Scherff, passage du Caire, n" 54, et ensuite chez Cosson, rue Garancière, n» o (2). Saint-Simon publia à part les extraits suivants de cette espèce de journal :

1819 Le p.\rti national ou industriel comparé au parti .vnti- NATiONAL. (Extrait de la dixième livraison du Politique], avril 1819, brochure de 13 pages in-4». Imprimerie de Cosson.

1819 Sur la querelle des abeilles et des frelons, ou sur la silnation respective des producteurs et des consommateurs non producteurs. (Extrait de la onzième livraison du Politique] avril 1819. Brochure de 22 pages in-8». Imprimerie de Cosson, rue Garancière, n" 5.

1819 Extraits de l'organisateur, par Henri Saint-Simon, 32 pag. in-8'' imprimées chez Boucher, novembre 1819.

1819 L'0RG.\NisATEUR, première Uvraisou. 44 pages in-8", imprimées chez Boucher, novembre 1819 (3).

(1) 0. Rodrigues en 1832 et M. G. Hubbard en 1857, ont réimprimé sous le litre de : Vues sur la propriété et la législation une porllon du quatrième volume de VIndustrie.

(2) .M. G. Huljburd a donné en 1837 quelques pages du Politique.

(3) ]\ous n'avons pu donner place à tout l'ouvrage: nous avons seulement reproduit la lettre douzième dans laquelle Saint-Simon a fait un l'Ncellenl résume de son livre, nous y avons joint un fragment intitulé par lui Drii.Ticme r.rtrnit. Nous donnons enfin dans les I.eltri'fin M^f. Ir.'i jures.

1819 L'ORGAMSATEUU. Première livraison. Troisième édition,

augmentée d'une Esquisse du nouveau système politique. In-8°. Imprimé chez Boucher, rue des Bons Enfants, n»34. — Décembre 1819.

1820 L'ORGANISATEUR. Dcuxième livraison. Paris, 1820. De l'im-

primerie d'Anth. Boucher.

-- 1820 Lettres de Henri Saint-Simon a MM. les jurés qui doivent prononcer sur l'accusation intentée contre lui. Mars 1820. 42 pages imprimées chez Boucher.

1820 Considérations sur les mesures a prendre pour terminer LA révolution, par Henri Saint-Simon. — Juin 1820.

* 1821 Système industriel, par Henri Saint-Simon. Première

partie, un vol. in-8'' avec cette épigraphe : « Dieu a dit : Aimez-vous les uns les autres. » Chez Benouard.

* 1821 Système industriel. Deuxième partie , 220 pages in-octavo.

Cette seconde partie fut publiée en 7 brochures dont la

sixième contenait : le Chant des Industriels , paroles

et musique de Rouget de Lisie (1).

1822 Des Bourrons et des Stuarts, par Henri Saint-Simon. —

janvier 1822.

^ 1822 Suite A la brochure des Bourrons et des Stuarts, par Henri

Saint-Simon. — 24 janvier 1822.

1822 Système industriel. Troisième partie, formant 43 pages.

* 1823 Catéchisme des industriels. Premier cahier. — Décembre

■= 1824 C.\TÉcHisME DES INDUSTRIELS. Deuxlème cahier.— Mars iSM. Catéchisme des industriels. Troisième cahier. — Avril 1824. Ce cahier est l'œuvre de M. Auguste Comte et a été publié séparément sous le titre de : Système de politique positive. In-octavo de 189 pages.

où il est elle, le morceau iuil)Iié en ISôi pur l'école sainl-simoniemie et juir Ollude Rodrigues sous le nom de Parabole , réimprimé en 1848 par 0. Rodrigues sous le titre de Paroles d'un mort, reproduit enfin en 1837 avec deux autres extraits de l'Organisateur, par M. G. Huljl)ard.

(I) Nous n'avons pu donner place à tout l'ouvrage, et nous avons seulement réimprimé VAppcl aux v/iilant/iropcs. placé à la lin de la première partie, et le Po.it-scriptum de l'Adresse au Roi qui termine la deuxième partie.

* 1824 Cati';chi.->me des industriels. 0"fl''''Vv»cc«/ucr. — Juin 1824.

Oiivryge resté inachevé.

* 1823 OriMONS littéraires, piiiLOsoraioUEs et industrielles.

Paris, 182.3. In-octavo de 392 pages, avec cette épigraphe : Và(je d'or qu'une aveiujJc tradition a place jusqu'ici dans le passé, est devant nous (i).

^ 1825 NoivEAU Christianisme. Paris, avril 182o, imprimerie de l.achevardière lils, précédé d'un avertissement rédigé par Olinde Rodrigues (2).

(!) .M. G. Hi'.l)li;iril a rciirotluil diuix oxirails do cet oiivi-agn; nous vn avons riMiupriinc toiiU; la porliun (pil a été rédigée par Saiiil-Simon.

(2) Le \oucrau CUrislianisme a été réimprimé en 185:2 par l'école sainl-simonienue el par 0. Rodrigues; en I8j7 par M. G. Hubbard.

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