ACTE II, SCE^li I
Et, sur la fille alors arrêtant mon espoir, Je laisserai la mère à qui voudra l'avoir. Peut-être tout ceoi n'est que vaines chimères.
Je le croirois assez.
CLÉON
Aussi n'y tiens-je guères, Et je ne m'en fais point un fort grand embarras : Si riv?n ne réussit, je ne m'en pendrai pas. Je puis avoir Chloé, je puis avoir Florise; Mais, quand je manquerois l'une et l'autre entreprise, J'aurai, chemin faisant, les ayant conseillés. Le plaisir d'être craint et de les voir brouillés.
FRONTIN
Fort bien ! mais si j'osois vous dire en confidence Où cela va tout droit...
CLÉON
Eh bien?
FRONTIN
En conscience.
Cela vise à nous voir donner notre congé. Déjà, vous le savez, et j'en suis affligé, Pour vos maudits plaisirs on nous a pour la vie Chassés de vingt maisons.
CLÉON
Chassés ! quelle folie !
FRONTIN
OUI c'est un mot pour l'autre, et puisqu'il faut choisir, Point chassés, mais priés de ne plus revenir. Gom-ment n'aimez-vous pas un commerce plus stable? Avec tout votre esprit, et pouvant être aimable,