ACTE 111, SCÈNE II
je VOUS en ai un peu voulu d'abord ; mais toul cela ce ii ciait que pour rire. Expliquez-nous, de grâce, ce que veut dire Thémis. Nous lui demandons comment nous ferons pour repeupler la terre : elle nous dit de jeter derrière nous les os de notre grand'mère; c'est comme si elle nous avait dit de prendre la lune avec les dents. 0 vous, recteur de l'Université de rOlympej expliquez-nous cet hébreu-là ! Je ne vous demande qu'un monosyllabe. Cela ne commettra pas votre divinité comique.
APOLLON chante l'air qui a pour refraiu : Ne m'entendez-vous pas? et finit par prononcer le refrain : Ne m'entendez-vous pas ?
ARLEQUIN
Non. Je suis pris sans vert cette fois-ci. Vous chanterez demain ; parlez à celte heure, et vous expUquez mieux, si vous voulez que je vous entende.
APOLLON gesticule agréablement, en chantant l'air de : Vous m'entendez bien , jusqu'aux trois premiers vers.
ARLEQUIN
Hé bien?
APOLLON continue l'air et finit par dire le refrain : Vous m'entendez bien f ARLEQUIN.
Comme auparavant, comme si vous n'aviez rien dit. Tiroznous-en d'un autre.
APOLLON entonne lugubrement Viiv des Pendu* Or, écoute? petit? C / grand». . .
ARLEQUIN
Au diable la chienne de musique ! Je vois bien qu'il en faut encore ici venir à battre la mesure.
( Il tire sa balte, Apollon s'enfuit. )