Horace, Od., I, iv. 2. Étrangères
Et le docte troj^peau qui sur Pantaise habite De son feu plus divin mon ardeur atlisoit.
Ores je suis muet, conmie on voit la prophète <, Ne sentant plus le dieu^ qui la tenoit sujette, Perdre soudainement k fureur et la voix.
Et qui ne prend plaisir qu'un prince luy commande ? 1/honneur nourrit les arts, et la Muse demande Le théâtre du peuple et la faveur des roys.
'^G l'esbahis, Ronsard, la moitié de mon ame, ^
Si de ton Du Bellay France ne lit plus rien, Et si avecques Tair du ciel italien, 11 n'a humé Tardeur qui Tltalie enflamme.
Le sainct rayon qui part des beaux yeux de ta dame, £t la saincte faveur de ton prince et du mien. Cela, Ronsard, cela, cela mérite bien De t'eschauffer le cœur d'mic si vive flamme. >
Mais moy, qui suis absent des rays* de mon soleil, 4
Comment puis-jc sentir eschauffemeot pai*eil '
A celuy qui est près de sa flamme divine ?
Les costeaux soleillez de pampre sont cou vers : Mais des Hyperborez les éternels hyvers Ne portent que le froid, la neige et la bruine.
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France, mère des arts, des annes et des lois, Tu m'as nourry long temps du laict de ta mammelle ; Ores, comme un aigneau qui sa nourrisse appelle. Je remplis de ton nom les antres et les bois.
Si tu m'as pour enfant advoué quelquefois,