Acquérir*. B. 2. Éprouvé (L., hist.), lai
Ma jeune liberté, ni faire que depuis
Je vesquisse* aussi franc de travaux cl d'ennuis,
Comme d'ambition j'eslois franc et délivre *.
Il ne leur a pas pieu qu'en ma vieille saison Je sceusse quel bien c'est de vivre en sa maison, De vivre entre les siens sans crainte et sans envie.
Il leur a pieu, hèlas ! qu'à ce bord estranger Je visse ma franchise en prison se changer, Et la fleur de mes ans en l'hyver de vie.
O qu'bemeux est celuy qui peut passer son aagc Entre pareils à soy ! et qui sans fiction, Sans crainte, sans envie, et sans ambition, Règne paisiblement en son pauvre mesnage * !
Le misérable soin d'acquérir davantage Ne tyrannise point sa libre affection ; Et son plus grand désir, désir sans passion.
Ne s'estend plus avant que son propre héritage.
Il ne s'empesche* point des affaires d'autruy, Son principal espoir ne despend que de Iny, Il est sa court, sonroy, sa faveur et son maistre.
Il ne mange son bien en païs estranger, 11 ne met pour aulruy sa personne en danger, Et plus riche qu'il est ne voudroit jamais estre.
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Mauny, prenons en gré la mauvaise fortune Puis que nul ne se peut de la bonne asseurer, Et que de la mauvaise on peut bien espérer, Estant son naturel de n'estre jamais une.
Le sage nocher craint la faveur de Neptune,
1. Imp. du suhj- (L., rem. 2; ô. Cf. Horace, Racan, etc. Burg., II, p. !254 ; Bart. Chr.). A. 11 ne s'embarasse (L., ex. de