‹ Œuvres choisies, pub. avec une notice biographiqueChapitre 228 sur 274 · A VÉNUS · texte numérisé non relu

A VÉNUS

Ayant après long désir Pris de ma douce ennemie Quelques arres du plaisir.

Que sa rigueur me dénie,

Je t'offre ces beaux œillets,

Venus, je t'offre ces roses.

Dont les boutons vermeillets.

Imitent les lèvres closes,

Que j'ay baisé par trois fois, Marchant tout beau * dessous l'ombre De ce buisson que tu vois ; Et n'ay sceu passer ce nombre,

Pource ' que la mère estoit Auprès de là, ce me semble.

Laquelle nous aguettoil * :

De peur encores j'en tremble.

Or' je te donne des fleurs :

Mais si tu fais la rebelle Autant piteuse * à mes pleurs Comme à mes veux elle est belle,

Un myrthe je dediray

1. Sans bruit, à la sourdine*. 3. Guettait (N.), comme agui- B. gner, formé de guigner.

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