A JACQUES GREVIN
Comme ccluy qui a de la course poudreuse Ou de la luyte * huyiée, ou du disque eslancé, Ou du ceste plombé de cuir entrelacé, Rapporté mainte palme en sa jeunesse heureuse,
Regarde, en regrettant sa force vigoureuse.
Les jeunes s'exercer, et jà vieil et cassé, Par un doux souvenir qu'il ha * du temps passé, Resveille dans son cœur sa vertu généreuse :
Ainsi voyant, Grévin, prochain de ma vieillesse Au pied de ton Olimpc exercer ta jeunesse, Je souspire le temps que d'un pareil esmoy
Je chantay mon Olive, et resens en mon ame Je ne sçay quelle ardeur de ma première flâmc Qui me fait souhaiter d'estre tel comme tov.
i. Lutle*. R. se rencontre souvent chez Ip?