Rimailleur (L., ex. de Re- sus, p
gnier; les deux dans N.j. 4. Emploi ironique.
leur Tulgaire par une infinité de beaux escrits, usant en cela de la diligence et disci 0^:251 familière à ceux qui légèrement n'exposent leurs conceptions au public jugement des hommes. Pense doncques je te prie, lecteur, quel pris doivent .«voir, en l'endroit de celle * tant docte et ingénieuse nation italienne, les escripts d'un petit magister, d'un conard', 4'un badaut et autres mignons de telle farine, dont les oreilles de nostre peuple sont si abbreuvées, qu'elles ne veulent aujourd'huy recevoir autre chose. Je suis certain que tous lecteurs de bon jugement prendront ce que je dy en bonne part, veu que je ne parle du tout sans raison. Au fort ^, si nos petits rimeurs s'en trouvoyent un peu faschez, je leur conseilleroy' de prendre patience : considérant que je ne suis un Aristarque, ou Ai'istophane, dont la grave censure doyve ester leur»* escrits du rolle de nos poésies, ou retarder leurs auteurs de mieux faire à l'advenir. Ainsi leur mescontentement ne me doit rompre ma délibération, qui par vœu solennel me suis obligé aux Muses de ne mentir jamais (que je le puisse entendre) ny en vain, ny en poésie. Toutefois je ne veux pas du tout estre juge si severe et incorruptible en matière de poésie, que je suyve l'heresie de celui qui disoit : Mitte me in lapicidinas ^. Quelques uns se plaignent de quoy je blasme les traductions poétiques en nostre langue, dont ils ne sont (disent-ils) illustrateurs ny gagez ny renommez. Aussi ne suis-je. Mais s'ils n'allèguent autre raison, je n'y feray point de response. Encores moins à ce qu'ils disent, que j'ay réservé la lecture de mes escripts à une affectée demi-douzaine des plus renommez poètes de nostre langue. Car je n'avoy' entrepris de faire un cathalogue de tous les autres, mesmes de ceux qui ne m'estoyent cogneus, ny à leurs noms, ny à leurs œuvres. Ceux dont je ne cerche point les applau-