SCENE XL — LE ROI, RICHARD, LA MÈRE, BETSY
JENNY
LA. MÈRE. — Burez-vous encore?
RICHARD. — Ah, ma mère I laissez tout ça.
LA MÈRE. — Parle-lui donc encore de ce troupeau.
LE ROI, d Jenny. — Comment vous appelez- vous?
JENNY. — Jenny, monsieur.
LE ROI. — Hé bien! Jenny, ôtes-vous contente do vous marier?
3ENNY. — Oui, monsieur; mais vous pourriez ajouter quelque choso à notre contentement.
LE ROI. — Dites; si je puis, je le ferai.
JENNY. — Ce seroit de venir à notre noce.
RICHARD. — Parbleu! elle a raison; faites-nous ce plaisir-là; ça nous consolera de ce troupeau : car ce milord est trop puissant.
LE ROI. — Mais, belle Jenny, pouvez-vous espérer de vivre heureuse dans un lieu aussi sauvage que celui-ci me le paroît?
JENNY. — Avec Richard, monsieur?
LE ROI. — N'aimeriez- vous pas mieux être à Londres, dans une grande ville, j'entends avec lui?
LA MÈRE. — Ah, monsieur l lorsque feu mon pauvre homme vivoit....
RICHARD. — Hé, ma mère! laissez-la parler.
LA MÈRE, à Betsy. — Où avez-vous mis l'argent que ce monsieur vous a donné?
JENNY. — Je crois, monsieur, que pour vivre heureux, le bruit de la ville est moins propre que le calme de la campagne.
RICHARD. — Jenny, chantez à monsieur cette chanson.... ah! c'esl qu'elle chante! vous allez l'entendre.
JENNY. — Laquelle?
RICHARD. — Cette chanson sur le bonheur.
JENNY. — Ah!
LE ROI. — Hé! votre garde....
RICHARD. — Il ne peut pas tarder.
LA MÈRE. — Tu me payeras ça. Va, je le dirai à ton frère.