‹ Œuvres choisiesChapitre 17 sur 454 · ANTOINE, LE DOMESTIQUE · texte numérisé non relu

ANTOINE, LE DOMESTIQUE

ANTOINE. — Il y a, monsieur, plus de trois heures qu'il est là : c'est un domestique.

M. VANDERK PÈRE. — Pourquoi faire attendre? Pourquoi ne pas faire parler? Son temps peut être précieux; son maître peut avoir besoin de lui.

ANTOINE. — Je l'ai oublié, on a soupe, il s'est endormi.

LE DOMESTIQUE. — Je me suis endormi : ma foi , on est las.... on est las.... Où diable est-elle à présent? cette chienne de lettre me fera damner aujourd'hui.

M. VANDERK. PÈRE. — Donnez-vous patience.

LE DOMESTIQUE. — Ah, la vôilà! {Il bâille pendant que le père lit, le fils rêve).

M. VANDERK PÈRE. — Vous direz à votre maître. Qu'est-il votre maître ?

LE DOMESTIQUE. — M. Desparville.

M. VANDERK PÈRE. — J'entends; mais quel est son état?

LE DOMESTIQUE. — Il n'y a pas longtemps que je suis à lui ; mais u a servi.

M. VANDERK PÈRE. — Servi?

LE DOMESTIQUE. — Oui , c'est uD officior distingué.

M. VANDERK. PÈRE. — Dites à votre maître, dites à M. Desparville que demain entre trois ou quatre heures après midi je l'attends ici.

LE DOMESTIQUE. — Oui.

M. VANDERK PÈRE. — Dites, je vous en prie, que je suis bien fâché de ne pouvoir fui donner une heure plus prompte, que je suis dans l'embarras.

LE DOMESTIQUE. — Je sais, je sais.... La noce de.... oui, oui.

ANTOINE, au domestique qui tourne du côté du magasin. — Eh bien 1 allez-vous encore dormir? .

Page 1