SCENE III, — JEAN-LOUIS, JEANNETTE
JEAN-LOUIS. — Or çà, feras-tu bien ce que je t'ai dit? JEANNETTE. — Ohl que oui, monsieur Jean-Louis. JEAN-LOUIS.— Voyons, voyons, mets-toi là.
JEANNETTE. — Oui.
JEAN-LOUIS. — Fais comme àî tii Sàoia.
JEANNETTE, prenant la baguette que Bertrand a laissé tomber. — Tenez, prenons que c'est là ma auenouille.
JEAN-LOUIS. — Et puis tu chantes.
JEANNETTE. — Oui, je chanto, quand vous venez de par là.
JEAN-LOUIS. — Non, pas moi.
JEANNETTE. —Ah I j'euteuds bien, j'entends bien : c'est lui.
jEAN-LODis. — Hé bien, chante donc.
JEANNETTE. — Attendez donc que j'aie mis ma quenouille. {Pendant ce jeu, la ritournelle.)
ARIETTE
J'avois égaré mon fuseau,
Je le cherchois sous la fougère :
Colin, en m'ôtant son chapeau.
Me dit : a Que cherchez- vous, bergère?»
Un peu d'amour, uw peu de soin,
Mènent souvent un cœur bien loin.
JEAN-LOUIS.— Bonjour, la jeune fille. {Elle se retourne.) Rien, bien: continue