SCENE IX. — ALEXIS, JEAN-LOUIS, LOUISE
LOUISE. — Mon p6re, ah! que vous voilà bien arrivé! Demandezlui donc ce qu'il a.... Dites-moi la cause de son chagrin.
JEAN-Lûuis. — Bonjour, mon cher Alexis; que je t'embrasse, que je suis charmé de te revoir. Comme te voilà robuste! les troupes font bien un homme. Tu as servi le roi, tu as servi ta patrie : tu n'es plus un paysan. Mais regarde-le donc , comme il est formé. Mon ami , Louise est à toi.
ALEXIS. — Jean-Louis....
JEAN-LOUIS. — La noce quand tu voudras, quand tu voudras.
ALEXIS. — Je t'en prie, Jean-Louis, dis à ta fille d'aller un instant dans le jardin du geôlier.
JEAN-LOUIS. — Pourquoi ?
ALEXIS. — Dis-le-lui seulement.
JEAN-LOUIS. — Louise, j'ai quelque chose à dire : sors, et je t'irai reprendre.
ALEXIS , lui prenant la main. — Louise , nous déjeunerons ensemble aujourd'hui, aujourd'hui. Qu'il y a bien longtemps que je ne t'ai vue !
LOUISE. — Et vous me renvoyez.
ALEXIS. — Tu vas rentrer.