SCÈNE X. — M. VANDERK fils, VICTORINE
M. VANDERK FILS. — Ma chèrc tante est assez folle.
VICTORINE. — C'est madame votre tante?
M. VANDERK FILS. — Oui , sœur de mon père.
VICTORINE. — Ses domestiques font un train! elle en a quatre, cinq, sans compter les femmes : ils sont d'une arrogance ! Madame la marquise par-ci, madame la marquise par-là; elle veut ci, elle veut çh. : il semble que tout soit à elle.
M. VANDERK FILS. — Je m'en doute bien.
VICTORINE. — Vous ne la suivez pas, votre chère tante?
M. VANDERK FILS. — J'y vais. Bonsoir, Victorine.
VICTORINE. — Attendez donc.
M. VANDERK FILS. — Que VeUX-tU?
VICTORINE. — Voyons donc votre nouvelle montre.
M. VANDERK FILS. — Tu ne l'as pas vue?
VICTORINE.— Que je la voie encore! Ah! elle est belle! des diamants! à répétition! il est onze heures sept, huit, neuf, dix minutes, onze heures dix minutes. Demain à pareille heure.... Voulez-vous que je vous dise tout ce que vous ferez demain?
M. VANDERK FILS. — Le que je lerai ?
VICTORINE. —Oui : VOUS vous lèverez a sept, aisons a huit neureslous descendrez à dix; vous donnerez la main à la mariée : on reviendra à deux heures; on dînera, on jouera; ensuite votre feu d'artifice pourvu encore que vous ne soyez pas blessé.
M. VANDERK FILS. — Ah! si je le suis....
VICTORINE. — Il ne faut pas l'être.
M. VANDERK FILS. — Cela vaudroit mieux.
viGTORiNE.— Je parie que voilà tout ce que vous ferez demain.
M. VANDERK FILS. — Tu scrois bien étonnée si je ne faisois rien de tout cela