‹ Œuvres choisiesChapitre 224 sur 454 · SCÈNE Vin. — MATHURIN, PIERRE · texte numérisé non relu

SCÈNE Vin. — MATHURIN, PIERRE

MATHURIN. — .... Ah! la voilà partie. Or çà, Pierre Leroux, ce n'est pas cela dont il s'agit.

PIERRE. — Dites.

MATHURIN, après avoir été chercher un arc. — Connoissez-vous cela?

PIERRE, — Cela? pargoi, si je connois ça; c'est un arc.

MATHURIN. — Oui, c'est un arc; mais encore,

PIERRE. — Eh! c'est le mien, que j'ai donné à mon fils,

MATHURIN, — Cela suffit,

PIERRE. — C'est celui avec lequel j'ai gagné le prix.

MATHURIN. — C'est bon : mais.,..

PIERRE. — Il y a bien trente ans.

MATHimiN, — C'est à merveille. J'ai..,.

PIERRE. — J'ai encore la tasse d'argent.

MATHURIN. — Oui, oui , je l'ai vue. Vous saurez que...

PIERRE, — Je ne l'ai pas sur moi.

MATHURIN, — Je vous OU dispense. Je voulois,..,

PIERRE. — Je voulois vous la montrer.

MATHURIN. — Je n'en doute pas.

PIERRE. — C'est que....

MATHURIN. — C'est que.... oui, vous avez raison, elle est heWe, je ]'ai vue; c'est une tasse qui a une anse, nous la reverrons. Mais j'ai autre chose à vous dire.

PIERRE. — Ah! dites, dites.

MATHURIN. — Vous êtes veuf , et moi aussi : nos femmes nous ont laissé, à vous un garçon, et à moi une fille.

PIERRE. — Oui, qui est bien gentille.

MATHURIN. — Votre garçon me paroi t aussi gentil garçon. J'ai -jn îonseil à vous demander.

PIERRE. — J'écoute.

MATHURIN. — Si au lieu d'un garçon vous aviez une fille, et qu'il vint à l'entour de chez vous rôder quelque jeune gaillard qui vint vous voir en votre absence; vous m'entendez : qu'est-ce que vous feriez?

PIERRE. — Ce que je fcrois? Si le garçon ne me convenoit point, je

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