SCÈNE III. — LAURENCE
ARIETTE
Ah ! si jamais je cours les mers , Si jamais je quitte la plage, Si j'abandonne le rivage, Que j'éprouve cent maux divers.
Frappé des vents et de l'orage , '
Que mon vaisseau fasse naufrage,
Que les Turcs prennent l'équipage,
Que je retombe en esclavage,
Et qu'en proie à toutes les rages,
J'expire enfin sous les outrages
Et sous les tourments des enfers.
Cet asile <
Est si tranquille î Cette maison est si bien !
Oui, ma femme est si gentille...!
Par son air et son maintien , On la croiroit encore fille.
Ah! si jamais je cours les mers, Si jamais je quitte la plage, Si j'abandonne le rivage, ' Que j'éprouve cent maux divers.