‹ Œuvres choisiesChapitre 252 sur 454 · SCÈNE IV.— LAURENCE, ALIX · texte numérisé non relu

SCÈNE IV.— LAURENCE, ALIX

ALIX apporte du vin dans im grand gobelet qu''cllc tient avec sei deux mains. — Tiens, bois, bois, mange, voilà du gâteau, voilà du biscuit; mets tout cela dans tes poches. Ah, mon ami! ah, comme je t'ai reconnu ! C'est par cette fenêtre que je t'ai vu : ne me trouves-tu pas bien changée ?

LAURENCE. — NoD : et moi ?

ALIX. — Ah! tu es mieux, tu es plus grand, tu es plus fort; quand on aura fait tes cheveux, tu seras bien : tes habits seront trop courl: et trop étroits; je les ai encore, je te les enverrai : et ton habit brun . et ton habit rouge, et cette veste que je t'ai brodée, je n'ai pas voulu m'en défaire ; cela me rappeloit ton idée. Mais mange donc : est-ce que tu n'as pas d'appétit, de me revoir ?

LAURENCE. —Non, c'est de joie; je ne peux manger.

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