‹ Œuvres choisiesChapitre 253 sur 454 · ACTE II, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE IV

AUX. — Ah, bon Dieu! comme je suis donc aise de te revoir! comme nous allons vivre ensemble! Et où vas-tu passer la nuit?

LAURENCE. — Chez Ic seiguBur Octave, avec notre maître.

ALIX. — Demain tu demeureras ici.

LAURENCE. — Ah, que nous avons évité un grand danger! Quinze heures plus tard, nous ne serions jamais revenus ici. Nous avons été vendus trois fois : celui qui en dernier lieu nous avoit achetés partoit pour aller dans le fond de l'Asie; et jamais, jamais, je ne t'aurois revue.

ALIX. — Ah, mon ami! quel malheur ! Et que ne nous écrivois-tu ?

LAURENCE. — Pourmapart, moi, j'ai écrit plus de vingt lettres toutes ici , toutes à ton adresse.

ALIX. — Je n'ai entendu parler d'aucune; mais voici Clémentine, la fille de notre maître.

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