ACTE m, SCENE IL
ISAtJRE.
Contre le sort qui me menace N'employez pas un vain secours, Vergi, Vergi, sauvez vos jours.
VERGI
C'est moi qui aois perdre le jour;
Une vanité criminelle
Envers vous me rend infidèle.
Oui, c'est ma vanité,
C'est l'amour de la parure,
Qui fit mon infidélité; Et mon trépas mérité Doit effacer cette injure.
Ah . mon trépas doit réparer l'injure.
Que j'ai pu faire à nos amours!
Oui, mon trépas doit réparer l'injure
Que j'ai pu faire à nos amours.
Vergi?
Sauvez, sauvez vos jours;
Qui, moi, que je vous abandonne !
Avant vous je perdrai le jour.
Sur ma tête que le ciel tonne, Ou que je perde mon amour, Si jamais je vous abandonne.
Non, jamais ton cœur ne fut parjure;
Tes frères seuls t'ont pu rendre parjure;
Mais ils viendront h ton secours,
Mais ils viendront à ton secours,
Mais ils viendront à ton secours.
Que me veux-tu?
Non.
Après le son de la trompette, ofman entre et dit : Voici monseigneur. (Il sort après ces mots.)