SCÈNE VII. — RAOUL, ISAURE, VERGI, OFMAN
VERGi entre et relève Isaure. — Quoi, Raoul, vous oseriez attenter aux jours de ma sœurl hé! de quoi est-elle coupable? de votre propre faute , vous avez cherché à exciter sa curiosité par la défense de la satisfaire. Hé bien ! ce n'est pas elle, c'est moi qui ai pris cette clef, c'est moi qui ai ouvert cette porte, c'est moi qui lui ai appris les horreurs que ce cabinet renferme. Ah, monstre...! mais non, laissez-vous toucher, soyez attendri de sa peine, et si votre barbarie s'est imposé le devoir de punir im coupable, c'est moi qui le suis, faites-moi mourir.
BAOUL. — Non, elle mourra seule; pour vous, madame, dont l'audace m'étonne, je vous réserve pour un plus grand supplice; vous ne sortirez pas de ce château; son exemple et ce que vous avez vu vous corrigera sans doute de toute curiosité. Pour vous, Isaure, je vous donne quelques instants pour vous disposer à la mort; et si vous voulez que je n'en accroisse pas les tourments et que je n'en redouble pas les douleurs, songez à vous rendre i ma voix, lorsque je vous dirai dg descendre dans le souterrain de ce cabinet, {li entre dans le cabinet, suivi de quatre soldats Vépée nue.)