‹ Œuvres choisiesChapitre 67 sur 199 · ALVAREZ · texte numérisé non relu

ALVAREZ

Ah! mon fils, tes vertus égalent ton courage.

ALZIRE

Quel changement, grand Dieu ! quel étonnant langage !

ZAMORK

Quoi ! tu veux me forcer moi-même au repentir ! 1395

GUSMAX

Je veux plus, je te veux forcer à me chérir.

Alzirc n'a vécu que trop infortunée,

Et par mes cruautés, et par mon byménée ;

Que ma mourante main la remette en tes bias :

Vivez sans me haïr, gouvernez vos États, 1400

Et de vos murs détruits rétablissant la gloire,

De mon nom, s'il se peut, bénissez la mémoire.

(A Alvarez.) Daignez servir de père à ces époux beureux : Que du ciel, par vos soins, le jour luise sur eux ! Aux clartés des chrétiens si son âme est ouverte, 1405 Zamore est votre fils et répare ma perte.

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