VERS
Que j'attachai, le jour de l'an, au cou d'une chienne appelée Prtncase, appartenant au chevalier de Belle-Isle.
Puissiez-vous, Chevalier, an milieu des batailles
Où vous emportera la défense des lis, Donner la chasse aux ennemis Ainsi que je la donne aux cailles!
Ou, si l'Amour vous tient par hasard sous sa loi. Puisse l'heureuse et tendre amante Qui vous aura donné sa foi Être, s'il se peut, caressante Et fidèle encor plus que moi !
Vous n'aurez pas l'àme assez fière Pour blâmer ce petit transport D'une Princesse que le sort A rendu votre prisonnière,
Et qui veut de bon cœur l'être jusqu'à sa mort. Si j'avais pu gagner les plaines Et m' échapper de ma prison.
É PITRE s *^^
Vous auriez eu, de ma façon.
Quelques perdrix pour vos étrennes.
Puisque je ne l'ai pu, vous n'aurez que des vœux. Qu'est-ce que des vœux? Rien. Mais mettez-vous en tête
Que les pauvres chiens sont des gueux.
Je suis cliicn ; qui pis est, poëte :
Pour une excuse, j'en ai deux.