‹ Œuvres choissiesChapitre 117 sur 232 · ET DE NAVARRE · texte numérisé non relu

ET DE NAVARRE

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Fac-similé de la première page de rédition originale de V Oraison funèbre de Marie-Thérèse d'Autriche (Bibl, nat,).

ORAISON FUNÈBRE DE MARIE-THf.RÈSE 459

ANALYSE DE L'ORAISON FUNÈBRE DE MArtiE-THÉRÈSE

ExoRDE ET DIVISION. — Parles yeux de la foi, Bossuel voit Marie-Thérèse parmi les bienheureux de la Jérusalem céleste où sa pureté d âme lui a permis d'entrer. Ce fat une reine pieuse : 1» on ne voit rien que d'auguste dans sa personne; 2* il n'y a rien que de pur dans sa vie.

Première partie. — Naissance de la reine: grandeur des maisons d'Autriche et de France d'où elle est issue. Premières années et éducation. Le mariage de la reine qui consacrait une paix glorieuse: éloge de Louis XIV. Dieu a élevé cette princesse au faîle des grandeurs, afin qu'elle fût par la pureté de sa vie un exemple proposé à toute la terre.

Seconde partie. — Marie-Thérèse est la colonne mystique de l'Apocalypse, sur laquelle Dieu a écrit trois choses: une foi vive dans l'intérieur, la fidélité aux observances de l'Eglise, l'assiduité à recevoir les sacrements, en particulier l'Eucharistie.

1» Foi vive de la reine. La foi est \e fondement de toutes ses vertus, de son humilité dans les grandeurs» de sa ferveur dans la prière, de sa patience dans les épreuves, de sa résignation d'épouse et de sa charité envers les pauvres.

2» Fidélité de la reine aux ol)servances de l'Eglise; son respect fervent pour le Saint-Siège.

3» Son assiduité à recevoir l'Eucharistie; sa piété toujours renouvelée pour ce sacrement.

La mort n'a pas surpris Marie-Thérèse, pas plus qu'elle n'avait surpris Anne d'Autricne: parallèle des morts des deux reines. Comme la reine, il faut toute sa vie se préparer à la mort ; cette préparation est vaine si elle commence trop tard.

LA MAISON d'aUTRICHE ET LA MAISON DE FRANCE

Que je méprise ces philosophes qui, mesurant les conseils de Dieu à leurs pensées, ne le font auteur que d'un certain ordre général d'où le reste se développe comme il peut ! comme s'il avait, *^ ijo^^^ manière, des vues générales et confuses, et comme si la souveraine intelligence pouvait ne pas comprendre dans ses desseins les choses particulières qui seules subsistent véritablement. N'en doutons pas, chrétiens, Dieu a préparé dans son conseil éternel les premières familles qui sont la source des nations et dans toutes les nations les qualités dominantes qm en devaient faire la fortune. Il a aussi ordonné^ dans les nations les familles particulières dont elles sont composées, mais principalement celles qui devaient gouverner ces nations et en particulier dans ces familles tous les hommes

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