UN BEL-ESPRIT, UN PHILOSOPHE
Parlons d'une autre espèce d'orgueil, c'est-à-dire d'une autre espèce de faiblesse. On en voit qwi passent leur vie à tourner un vers, à arrondir une période, en un mot, à rendre agréable des choses non seulement inutiles, mais encore dangereuses, comme à chanter un amour feint ou agréable, et à remplir l'univers des folies de leur jeunesse égarée. Aveugles admirateurs de leurs ouvrages, ils ne peuvent souffrir ceux des autres ; ils