ADVERBES DE LIEU
Emploi de l'adverbe OU. — 1° Oh est souvent employé par Bossuet comme pronom relatif. Voir chapitre du pronom.
2° Par une tournure analogue, ou est employé au commencement des phrases avec la valeur d'un relatif latin. « Oîi vous remarquerez. ^ (Passion)
3» Oîi est souvent employé avec ellipse de là. « Ce n'est pas bien représenter l'homme que de le montrer où il n'est plus. » (Mort.)
Outre. —Au delà (ultra; est employé par Bossuet dans des locutions comme aller plus outre, passer outre, etc.) « D'où, passant plus outre, j'ai dit qu'il n'y a point de raison. » (Défense de la Tradit.)
Voici, voilà, sont employés l'un pour l'autre; la distinction n'en est pas encore bien nette au dix-septième siècle. « Voici ce qui est réel. » (Madame.)
En. jE/i, dans son acception propre d'adverbe de lieu (//k/c) est très employé au seizième siècle avec les verbes de mouvement. 11 devient plus rare au dix-septième siècle. Bos^suet l'emploie comme Balzac, Corneille, La Fontaine, Molière. • Vient^t'en, dit-il, ici mourir avec moi. >» (Samedi saint.) Cf. « A la fin 1© pauvre homme | S'en courut chez celui qu'il ne réveillait plus. » (La Fontaine, Fables, VIII, 2).