CONJONCTIONS DE COORDINATION
Ni. — Bossuet emploie la conjonction ni non seulement après les propositions négatives, mais encore après des affirmatives, quand il y a dans l'ensemble de la phrase une idée implicite de négation. C'est un usage du seizième siècle. « 11 pénétra dans les Iodes plus avant qu'Hercule ni que Bacchus. » (Hist. Univ.) Cf. « Patience et longueur de temps 11 Font plus que force ni que iwge. » (La Fontaine.)
Comme ou de môme que. . aussi. — Pour lier deux propositions coordonnées, Bossuet emploie comme ou de même que dans la, première et aussi dans la seconde. « Comme il n'y a aucun homme assez insensé pour ne chercher pas à l'autel la vérité du mystère, aussi aucun ne doit être assez téméraire. » [Parole de Dieu.)
Si est-ce que, si faut-il que. — Bossuet a conservé de la langue du seizième siècle les conjonctions si est-ce que, si faut-il que, qui ont 1 sens de néanmoins. Bouhours et Thomas Corneille condamnent ce conjonctions. « Vous ne le comprenez pas, dites-vous, si est-ce néanmoins qu'il faut bien le croire. » (Charité frat.y 1660.)