ARTICLE V
Conséquences des principes généraux de l'humanité.
Unique proposition : Le partage des biens entre les hommes^ et la division des hommes mêmes en peuples et en nations, ne doit point altérer la société générale du genre humain, — « Si quelqu'un de vos frères est réduit à la pauvreté, n'endurcissez pas votre cœur et ne lui resserrez pas votre main ; mais ouvrez-la au pauvre, et prêtez-lui tout ce dont vous verrez qu'il aura besoin. Que cette pensée impie ne vous vienne point dans l'esprit : « Le septième « an arrive, où selon la loi toutes les obligations pour « dettes sont annulées. » Ne vous détournez pas pour cela du pauvre, de peur qu'il ne crie contre vous devant le Seigneur, et que votre conduite vous tourne à péché ; mais donnez-lui, et le secourez sans aucun détour ni artifice, afin que le Seigneur vous bénisse *. »
La loi serait trop inhumaine si, en partageant les biens, elle ne donnait pas aux pauvres quelques recours sur les riches. Elle ordonne, dans cet esprit, d'exiger ses dettes avec grande modération. « Ne prenez point à votre frère les instruments nécessaires pour la vie, comme la meule dont il moud son blé ; car autremnt il vous aurait engagé sa propre vie. S'il vous doit, n'entrez pas dans sa