COUPLETS
Chantés dans un bal, chez la reine, où il y avait un quadrille de troubadours : c'est un vieux troubadour qui parle.
De l'heureuse Provence
Antiques habitants ,
Nous ramenons la danse
Et les mœurs du vieux temps.
Mais nous trouvons en France ,
Sous un roi bienfaisant ,
Et la douce espérance ,
Et l'amour du présent.
J'ai vu dans le bel âge Des anciens troubadours ,
Du Borysthène au Tage, Les cités et les cours.
Une reine plus belle N'a point reçu les vœux D'un peuple aussi fidèle, D'un roi plus vertueux.
Français , pour vos modèles , Vous suivez à-la-lois Vos princes et vos belles , Vos belles et vos rois.
Par une double chaîne , Le trône et la beauté Donnent à votre reine Leur double autorité (i).
A MADAME DE
Laissez-le-moi ce portrait enchanteur , Travail antique, où plus d'un amateur, Voyant la beauté grecque et la beauté romaine , L'un dira : « C'est Julie ; » un autre : « C'est Hélène; » Et puis ils parîront, et toujours disputant Sur le front et les yeux, sur la bouche et les dents,
Sur tous les attraits éclatants ,
Dont l'une et l'autre était pourvue,
Ils s'écrieront à votre vue : •
« Je n'ai perdu que sur le temps. »
(i) «11 faut convenir, dit Laliarpc , qui rapporte cette chanson , page 91 du premier volume de sa Correspondance Littéraire ftve< Paul Ier, alors grand-duc , que M. de Rullùère fait mieux l'épigramme (jue le madrigal. "
(Envies diverses. ~>^)