‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 70 sur 75 · COUPLETS · texte numérisé non relu

COUPLETS

Chantés dans un bal, chez la reine, où il y avait un quadrille de troubadours : c'est un vieux troubadour qui parle.

De l'heureuse Provence

Antiques habitants ,

Nous ramenons la danse

Et les mœurs du vieux temps.

Mais nous trouvons en France ,

Sous un roi bienfaisant ,

Et la douce espérance ,

Et l'amour du présent.

J'ai vu dans le bel âge Des anciens troubadours ,

Du Borysthène au Tage, Les cités et les cours.

Une reine plus belle N'a point reçu les vœux D'un peuple aussi fidèle, D'un roi plus vertueux.

Français , pour vos modèles , Vous suivez à-la-lois Vos princes et vos belles , Vos belles et vos rois.

Par une double chaîne , Le trône et la beauté Donnent à votre reine Leur double autorité (i).

A MADAME DE

Laissez-le-moi ce portrait enchanteur , Travail antique, où plus d'un amateur, Voyant la beauté grecque et la beauté romaine , L'un dira : « C'est Julie ; » un autre : « C'est Hélène; » Et puis ils parîront, et toujours disputant Sur le front et les yeux, sur la bouche et les dents,

Sur tous les attraits éclatants ,

Dont l'une et l'autre était pourvue,

Ils s'écrieront à votre vue : •

« Je n'ai perdu que sur le temps. »

(i) «11 faut convenir, dit Laliarpc , qui rapporte cette chanson , page 91 du premier volume de sa Correspondance Littéraire ftve< Paul Ier, alors grand-duc , que M. de Rullùère fait mieux l'épigramme (jue le madrigal. "

(Envies diverses. ~>^)

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