CHAPITRE II
La révocation de l'édit de Nantes trouve en France de nombreux apologistes 35o
Louis XIV comparé à Constantin, à Théodose 35i
Le gouvernement se trouve engagé trop avant, pour pouvoir revenir au point où il aurait d'abord fallu s'arrêter ibid.
Quelles furent les causes de cette erreur universelle. . . 352
Louis XIV , vingt-huit ans après la révocation de l'édit de Nantes, reconnaît encore au nombre de ses sujets ceux qui professent la religion prétendue réformée, ibid.
Les frontières du royaume redeviennent libres après la paixd'Utrecht, et on renouvelle l'ordonnance contre les émigrations ibid.
Etat , professions , droits , formes de mariage des protestants en Frauce, 353
Charges, offices et professions qu'on leur avait interdits, ibid.
Quels étaient les emplois qu'on leur avait laissés. . . . 354
On met en 1698 quelque ordre dans cette législation vague et oppressive ibid.
On spécifie les emplois pour lesquels un certificat de catholicité serait désormais indispensable ibid.
55o TABLE
On détermine les charges pour lesquelles ces certificats sont nécessaires 355
Fonctions qui furent interdites aux protestants ibid.
Plusieurs familles nobles ne furent point obligées d'opter entre leur croyance religieuse et la profession des armes qu'elles avaient embrassée ibid.
Le maréchal de Villars traita en 1704, dans les Cévennes, pour recevoir trois mille montagnards protestants au service du roi ibid.
Ce traité ne dérogeait à aucune loi ibid.
Abraham Duquesne , quoique protestant, ne quitta ni sa religion, ni la marine, ni la France ibid.
On refuse d'honorer sa mémoire par un monument public 35G
Son corps refusé à ses enfants qui lui avaient préparé une sépulture dans une terre étrangère ibid.
Inscription placée sur ce tombeau ibid.
La statue de Duquesne placée, par ordre de Louis XVI, dans le palais de nos rois 357
La personne de Duquesne toujours honorée, même après ledit de révocation ibid.
L'institution de l'ordre de Saint-Louis fut un appât pour engager les protestants qui pourraient d'ailleurs y avoir des droits, à abandonner librement et sans contrainte leur croyance ibid.
L'institution de Tordre de Saint-Louis est l'ouvrage des jansénistes ib'd.
L'ordre de Saint-Lazare mis en grand honneur dans les premières années du règne de Louis XIV. . . . 358
Ceux qui y étaient admis pouvaient posséder des privilèges , et à quelles conditions .ibid.
Les jansénistes font cesser cet ordre de choses ibid.
DES MATIÈRES. 5Sl
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liuyghens, attiré en France par les bienfaits de Colbert, ne retourne point en Hollande pour se soustraire à la persécution 35o,
Il avait quitté la France avant l'édit de révocation. . . ibid.
Les Hollandais n'entendent prononcer qu'avec horreur le nom de Louis XIV 36o
Le chimiste Lémery troublé dans Paris pour sa religion ibid.
Il ne lui est permis d'exercer la médecine qu'après avoir abjuré ibid.
Le gentilhomme saxon , auquel l'Europe doit la découverte de la porcelaine, ne fut point exclu de l'académie des sciences de Paris , malgré qu'il fût protestant 36 1
Louis XIV établit une aumône de 5ooo livres par mois pour les pauvres protestants accoutumés d'être assistés par le consistoire de Charenton .ibid.
On fait ponr la première fois, en 17 13, la proposition d'exclure les calvinistes de toutes les maîtrises dans les arts et métiers ibid.
D'Aguesseau, chargé de l'examen de cette proposition, la fait rejeter 362
Une partie des biens des protestants fugitifs est donnée à de nouveaux convertis , pour animer leur ferveur, une autre partie à de secrets protégés , le reste entre les mains de fermiers et de régisseurs 363
Toutes les formes légales , établies dans la monarchie , violées par ces confiscations ibid.
Les protestants fugitifs dépouillés de leurs biens sur une simple dénonciation 364
On essaie de suspendre l'émigration, en restituant aux
jf)2 TABLE
page».
familles des fugitifs tous les biens confisqués sur eux 364
Ces biens ne peuvent être vendus, ni hypothéqués, qu'après cinq ans de jouissance ibid.
Tous les biens restitués , sans exception de religion , dans l'ordre naturel des successions ibid.
Les religionnaires reparaissent 365
Ils deviennent l'objet de nouvelles persécutions. . . . ibid.
Les nouveaux convertis astreints à tous les devoirs extérieurs de la catholicité , exposés à être poursuivis criminellement s'ils y manquent , et leurs biens confisqués une seconde fois 366
Les religionnaires n'étaient pas traités de la même manière dans les différentes provinces ibid.
Les régisseurs de leurs biens, érigés en inquisiteurs de la foi 36y
Le sort des calvinistes plus doux en certains endroits que celui des nouveaux convertis 368
D'Aguesseau, le plus constant adversaire des héritiers calvinistes ibid.
Ce que c'était que la liberté de conscience , recommandée par les calvinistes ibid.
Grande sévérité politique de d'Aguesseau 36<)
Décisions favorables à des héritiers calvinistes , prises par le conseil du roi ibid.
Conduite équivoque de Louis XIV après la promulgation de l'édit qui rendit leurs biens aux héritiers des protestants 370
Les parlements favorables aux calvinistes , et pourquoi, ibid.
Les intendants plus sévères que les édits ibid.
Les calvinistes tolérés dans le rovaume ibid.
Louis XIV casse les procédures faites contre les religionnaires qui avaient tenu des assemblées 371
11 reconnaît la validité des mariages des protestants. .372
Les principes les plus contradictoires influent sur les résolulions du gouvernement 373
Les protestants ne se conforment point aux règles prescrites pour l'enregistrement des décès ibid.
Ils enterrent leurs morts en secret, pendant la nuit , dans leurs propres maisons ibid,
A quels dangers ils s'exposent ibid.
Quelques-uns se marient sans bénédiction spéciale. . . 374
L'usage de se marier par un simple contrat civil, trèsancien en France ibid.
Ce que c'était que les mariages à la Gaumine ibid.
Les protestants font bénir leurs mariages par les vieil- ,ards ibid.
Ils s'assemblent dans des lieux écartés 375
Quelques-uns se marient dans nos églises ibid.
Facilité des prêtres à leur accorder tous les sacrements, ibid.
Quelques évêques condamnent cette facilité ibid.
Les calvinistes n'étaient pas traités de la même manière dans les différents diocèses ibid.
Le clergé divisé sur les principes les plus essentiels du
culte V-
Désordres qui se manifestent dans les diocèses où Ton
suivait des maximes trop rigides ibid.
Dix ans après la révocation , le diocèse de Saintes avait vu l'émigration de cent mille de ses habitants. . . . 3^8
Pourquoi l'émigration fut si considérable dans ce diocèse- ; ibid.
Alternative très- inégale entre les protestants obstinés et les nouveaux convertis 37o
pages.
La connaissance et le jugement des affaires des religionnaires, soustraits aux cours ordinaires , et confiées à des commissions présidées , dans chaque province , par l'intendant 38o
On adresse des lettres secrètes à tous les premiers présidents et à tous les procureurs- généraux, pour leur enjoindre d'attendre des ordres avant de prononcer sur des affaires graves ibid.
Réponse des secrétaires d'état aux différents comptes qui leur étaient rendus 38 1
Actes arbitraires commis par des intendants ibid.
Ce qu'on appelait biens de nouvelles découvertes. . . . ibid.
La légitimité des mariages des protestants maintenue par une déclaration du conseil du roi, en date du 16 février 17 17 382
Un arrêt du parlement de Paris, du 3 avril i54-3 , décrète un gentilhomme d'ajournement personnel, pour avoir eu une concubine 383
Déclaration du mois de juillet 1697 qui permet aux promoteurs des archevêques et évêques, de faire assigner les personnes qui demeurent et vivent ensemble , et n'ont pas été mariées par les curés des paroisses où elles demeurent 384
La jurisprudence qui infligeait aux religionnaires les notes infamantes de concubinage et de bâtardise, n'est pas l'ouvrage de Louis XIV ibid.