‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 16 sur 28 · DU CONSEIL MUNICIPAL DE CLAMECY · texte numérisé non relu

DU CONSEIL MUNICIPAL DE CLAMECY

^4'=îH^5ê ;1^iNsi , Messieurs du Conseil , c'est aflBché, c'est >à Claraccy que le comice agricole fait sa disilribution de médailles, et vous avez volé sept icenls francs pour faire danser messieurs du -,-^,-,,-.,-^.1^ comice. Un bal de sept cents francs! Voilà '^S'Sèl^SSS^^ certes un magnifique encouragement pour l'agriculture. Si le pain est cher l'année qui vient, ce ne sera pas votre faute ; malheureusement l'idée ne vous est pas venue de faire dîner ces messieurs comme elle vous est venue de les faire danser ;

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mais une bonne idée par session, c'est déjà bien raisonnable. Une autre année vous ferez mieux ; on n'arrive pas d'une seule enjambée à la perfeclion.

Cependant, une petite question pour mon argent. Nous autres, hommes du port, remueurs de terre, traîncurs de brouettes, teneurs de charrues, batteurs en grange, serons-nous invités à votre bal agricole avec nos dames?

— Bonnes gens qui nous adressez cette question, regardezvous, considérez qui vous êtes et qui nous sommes ; entre vous et nos seigneuries, il y a toute la différence d'une veste à un habit noir, d'un gros soulier à une botte de castor. Tout ce que nous pourrons vous permettre, c'est de vous tenir autour de la salle à une distance respectueuse, pour admirer la belle toilette de nos dames et l'habit carré de M. Dupin.

— Grand merci, messieurs du conseil ; mais alors qui invilerezvous, s'il vous plaît?

— Nous inviterons, dites-vous, d'abord messieurs du comice agricole, tous ces messieurs du tribunal, excepté les huissiers qui ne sont pas encore des messieurs; tous les fonctionnaires, excepté les gendarmes et les gardes champêtres qui ne sont que des apparences de fonctionnaires ; tout le trésor public, excepté les porteurs de contrainte qui ne sont que des liards démonétisés; tous les sapeurs pompiers, excepté les officiers, les sous-officiers et les simples sapeurs, M. Paillet ayant décidé avec sa sagesse accoutumée qu'un bal n'était pas un incendie ; tous les jarrets des clercs, excepté quelques paires de jarrets oubliés par notre dit sieur Paillet pour raisons à lui connues; enfin nous nous inviterons nous-mêmes.

Ainsi, voilà qui est arrêté : on dansera aux frais de la ville, dans un local appartenant à la ville, et les quatre-vingt-dix-neuf centièmes des habitants de la ville seront exclus. Conseillers de 1840 ! vous faites ce que le maire et les échevins d'autrefois n'eussent osé faire ; vous faites, avec l'autorisation du préfet, ce qu'ils

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n'eussent osé faire avec l'autorisaliou du roi lui-même, les confréries insultées eussent mis toutes leurs bannières au vent à la nouvelle d'un tel bal, et il aurait fallu danser sur leurs cadavres !

Mais à qui appartient donc, s'il vous plaît, l'argent de la ville? est-ce à tout le monde ou seulement à quelques messieurs ? croyez vous que ce soit pour faire danser de belles dames, qu'en 93, la ville se soit imposé un octroi? Vous savez bien que l'argent de la ville ne doit être employé qu'à des dépenses dulililé publique, ou du moins à des dépenses faites pour tous. Or, je vous le demande, un bal est-ce un objet d'utilité publique? et un bal dont la presque totalité des babilanls sont exclus, est-ce une dépense faite pour tous? la commune danse-t-elle quand le conseil municipal fait des entrechats ?

Mais, dites-vous, nous vous illuminerons la promenade, et nous vous y ferons danser gratis. En vérité, le peuple de Clamecy est traité par ses représentants comme un valet par son nealtre. Voyez-vous un homme qui, rentrant chez lui, trouve sa salle à manger envahie par des gens qu'il ne connaît pas ; il demande à son intendant ce que cela signifie, et l'intendant lui répond : ce sont mes amis que j'ai invités à dîner à votre table; le maître veut se mettre, lui aussi, h sa table; permettez, lui dit alors l'intendant, mes amis sont tous gens de bonne maison, ils sont un peu dédaigneux, votre société pourrait ne pas leur convenir; daignez passer d>.ns votre cuisine où je vous ai fait servir un petit morceau.

Cet intendant, — gens du conseil, — le reconnaissez- vous? Vous êtes fiers vous, vous ne voulez de contact avec le peuple que le jour des élections ; vous frottez le moins longtemps qu'il vous est possible votre petite couche d'éducation contre celle raboteuse surface ; une fois qu'il vous a mis sur votre petite échasse vous lui tournez le dos, ou vous le regardez par dessus votre jabot. Au fait, il vous est bien permis de ne plus reconnaître les gens du peuple,

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les vieux amis Je vos pères, vos oncles, ceux qui, bien loin alors de prévoir vos haules destinées, vous ont bercés enfant? sur leurs genoux; papillons qui vous croyez des oiseaux, il y a trop longtemps que vous clos sortis de cette vile coque : est-ce qu'un fleuve peut remonter vers sa source ? Nuus ne demandons pas que vous vous mêliez à nous ; nous sommes fiers aussi nous, nous ne reebercbons pas qui nous évite. Tout ce que nous demandons, c'est que vous ne nous fassiez pas payer votre aristocratie. Vous pouvez, grands seigneurs de comptoirs, dans vos arriére-boutiques transformées en salon, recevoir qui bon vous semble; ayez, si cela vous convient, un avoué sur chacun de vos fauteuils, chacun dépense son argent comme il l'entend ; là vos exclusions ne sont pas une \isurpation et une insulte. Mais quand c'est au nom et aux frais de la ville que vous donnez votre bal, vous n'éles plus libres de choisir votre société, il faut mettre de côté votre orgueil bourgeois, cette vessie retentissante, où, grands enfants, vous faites fonncr quelques pois secs. Ce papier sur lequel vous avez atliché votre bal, c'est une carte d'invitation adressée à tous, et il ne vous reste plus qu'à ouvrir la porte à deux battants. Loin d'ici, M. Micol, IM. Legros et M. Paillel! Ce sont des factionnaires placés au seuil d'une maison pour empêcher le maître d'y entrer. Point de fête aux frais du peuple, ou une fêle avec le peuple ; le sac avec l'argent, ou point d'argent : c'est à laisser ou à prendre. Qui demande le principe ne peut refuser les conséquences.

Que diriez- vous , messieurs, si nos jeunes hommes, échauffés par le vin, faisaient irruption dans votre bal et mettaient vos danseuses au pillage? les feriez-vous chasser par vos gendarmes d'une fête qui leur appartiendrait? Les livreriez-vous au procureur du roi pour avoir pris leur bien là où ils le trouvaient? A Dieu ne plaise que cela arrive! Il vaut encore mieux souffrir une injure que de la faire ; mais depuis 1830 cela est déjà arrivé, vous devriez vous en souvenir. Quel malheur, si les robes blanches de vos femmes étaient tachées, non pas de sang, mais d'huile à quinquet

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Vous figurez-vous M. Micol renversé, votre salle envahie, vos gracieuses guirlandes de femmes rompues et dispersées, M. Dupin haranguant la foule du haut de l'orchestre avec un seul revers à son habit carré et un verre de moins à ses lunettes; M. Ladre , précipité jusqu'au menton dans la grosse caisse; M. Front, étouffé par M. Paillet, tombé avec honneur à son poste, et criant au secours de toute la force de son extinction de voix... On frémit, rien que de penser à ces choses ! Si cet épouvantable cataclysme avait lieu, qui serait le plus coupable, dites-moi , de l'accusé ou de l'accusateur? Vous verriez en quels termes l'avocat des prévenus, fiU-ce M. Née lui même, parlerait de vous, comme il traînerait votre décision de son paisible registre aux gémonies des assises; une entorse vaudrait mieux pour chacun de vous que de telles suites à votre bal.

Vous avez la passion de la danse, nwssieurs du conseil , cela se conçoit, il faut bien que jeunesse se passe; eh bien ! je vais vous enseigner, moi, un moyen de danser sans peur et sans reproches. Quand nous donnons un bal, nous, pour la fête de Saint-Nicolas, salle et violons nous payons tout. Cette manière de danser est plus dispendieuse que la vôtre, mais, croyez-moi, c'est la bonne; vous avez, il est vrai, l'approbation de>i. le préfet; mais nul n'est assez puissant sur la terre pour faire que ce qui est injuste soit juste. Dieu lui même ne pourrait le faire. Quoi ! si un pauvre homme prenait une bourrée dans le bois du marché pour faire bouillir sa ma. mite, la ville pourrait exiger de lui des dommages et intérêts! qu'exiger donc d'un conseil municipal qui prend 700 fr. dans la caisse de la commune pour se donner à lui et à ses amis une agréable soirée? Que n'avons-nous une loi qui permette de mettre un conseil municipal en accusation comme un ministère? Celle loi, je la demanderais bien à JM. Dupiii, mais il est trop bon danseur pour être de mon parti.

Dans bien des circonstances nous payons pour le riche ; nous payons un collège dont nous ne nous servons pas ; nous payons le

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logement d'un joueur de violon dont vous avez constitué l'archet objet d'utilité publique ; est-ce que cela ne vous suffit pas ? Voulez-vous renouveler de la restauration la mode de nous faire payer vos plaisirs? Si c'est un précédent que vous voulez établir, si de la poussière de ce bal il en doit renaître une suile d'autres, ditesle-nous, nous ferons des économies pour payer les centimes additionnels qu'ils nous doivent coûter. Vous vous croyez à l'abri de tous reproches quand vous avez l'approbation du préfet. Mais il vous reste encore à obtenir celle des électeurs, vos juges en dernier ressort. Je n'ai pas l'honneur d'être du corps électoral, et je suis trop petit pour lui donner un conseil ; mais si j'étais électeur, moi-même, avant de donner ma voix à un candidat, je voudrais être bien sûr qu'il ne sût pas danser. Nous n'avons pas voulu nous fier à nous-mêmes pour administrer nos propres affaires, nous avons voulu des hommes instruits, des hommes qui étaient allés au collège ; eh bien ! qu'ont-ils fnit que les plus ignorants d'entre nous n'eussent pu faire? est-ce donc là les belles choses que nous attendions de vous? Il faudrait bien des décisions comme votre dernière décision pour nous faire une halle!

Quoi ! vous dépensez 700 fr. pour un bal ; 700 fr. en mauvaise musique, en poussière, en fades compliments; 700 fr. dont il ne restera plus rien quand vos quinquets seront éteints. N'avez-vous donc plus rien d'utile à faire ? Voire Clamecy, ce vilain bossu qui pue de la bom-he, est-il assaini et redressé? Dans un temps où le pain est si cher, où les travaux du port ne vont plus, ne trouveriez-vous pas, en cherchant bien, quelques misères à soulager ? Un cadeau de danse fait à une centaine de personnes qui auront bien dîné, et dont la bourse aussi sera pleine, est-ce de l'argent mieux employé qu'une aumône de pain faite à ceux dont les entrailles crient famine ?

Pour célébrer l'anniversaire de notre seconde révolution et la fête du Roi, vous n'avez dépensé que quelques grammes de poudre; je vous applaudissais en secret, je vous croyais entrés, pour

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n'en plus sortir, dans la voie des économies, mais voilà que tout d'un coup vous dépensez 700 fr. pour solenniser une distribution de prix faite à des liievaux qui courent bien, à des bœufs qu'on a laissé s'engraisser, et qui, il est bon de le dire en passant, auront seuls mérité la croiv d'honneur, si celte dure croix où l'on crucifie les braves de noire armée , doit être accordée encore à co genre de mérite.

Vous, hommes de robe, de finances, de comptoir, qui ne cullivez pas seulement un pot d'oeillet sur votre fenêtre, vous vous éprenez toul-à-coup d'une belle passion pour l'agriculture ; mais, si votre zcle est sincère, au lieu de faire un bal de vos 700 fr. . que ne les distribuez-vous à ces pauvres manœuvres de l'agricullure, à ces forçais de voire société qui n'ont pas un épi dans les fcillons qu'ils fécondent, qui supportent plus de soleil en un jour que vous dans toute votre année, qui ne vivent que de pain noir et d'herbes, qui sont vêtus moins proprement que vos ballots, dont les cabanes sont plus noires que vos bûchers ; à eux si hâves, si terreux, si desséchés, qui vous font les gras bestiaux dont on fait parade dans vos fêles agricoles. Vous voulez qu'on vous améliore des races de chevaux et de bœufs, mais vous avez des races d'hommes à améliorer et vous ne les améliorez pas. Les bénédictions du pauvre soulagé ne valent-elles pas mieux que les compliments des belles dames enchantées ?

Vous aviez encore un autre moyen de témoigner votre zèle pour l'agriculture : le comice agricole a alloué 40 fr. au domestique le plus moral et 200 fr. au cheval de selle le plus rapide. Vous entendez bien, 40 fr. pour la vertu d'un homme et 200 fr. pour la vitesse d'un cheval! et cela est signé Dupin aîné. N'auriez- vous pu sacrifier quelques quinquets à réparer celle inadvertance?

Si nous faisons un bal , dites-vous, c'est pour attirer plus d'étrangers à Clamecy. Quoi ! c'est pour attirer plus d'étrangers à Clamecy , et vous excluez précisément ceux qui appartiennent à la classe la plus nombreuse; c'est pour attirer plus d'étrangers à

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Clamecy, mais ([lie diriez-vous donc d'un niiiire de villagp, qui, pour faire de belles foires à sa coiiimune, reniplirail (ouïe une grange de muselles ? Croyez-vous donc que les étrangers qui ne se laisseroîit pas ullirerà Clamecy par une solennilc agricole où seront réunis les trois grands hommes de l'arrondissement : M. Dupin Charles, M. Dupia Philippe, et M. Dup'm sub Icge lifterfas-, subiront l'aUraction de vos contredanses? Voire bal est une utopie, il n'attirera pas à Clamecy pour 700 fr, de curieux, et quand bien même il en attirerait pour 7,000, qui profitera du bénéfice de celte atïluence ? quelques aubergistes en vogue, qui, le lendemain, iront porter leur argent à la banque.

Vous vouliez attirer des étrangers à Clamecy par un bal : eh bien ! qui vous empêchait de le faire par souscription ce bal ; il eût été plus nombreux payé ainsi, qu'un bal octroyé par la munificence de la ville; vous vous seriez épargné, du moins, l'embarras des invilaliûiis. Pauvre M. Paillet, infortuné chambellan de la boiirgeoisie, à quelle dure épreuve ils niellent votre impartialité si bien connue ! je suis sûr que vous maigrissez, chaque jour, de 25 grammes. Si vous n'êtes pas décoré à l'occasion de ce bal, il ne faut plus compter sur la justice des gouvernements ; et cet infâme Louis Mordant qui vient encore jeter une goutte de fiel dans votre calice. Un homtne comme vous, qui se pose avec tant de dignité sur sa canne, qui marche dans les rues comme s'il était sous un dais, déranger sa gravité en lui mettant un nid de guêpes sous les pieds ! El vous ne tirez pas vengeance de cet allental I le calembour, celle fausse monnaie de l'esprit, ne passe donc plus, vieux lion du calembour? au lieu de défenses n'avez vous donc plus que des chicots? voire majesté décrépite se laissera l-elie dévorer par de vils insectes? faut-il vous aller commander un gros gbs et un grand collège? Oh ! pourquoi l'altentat n'est-il pas encore défini ! Quoi qu'il en soit, il me semble d'ici vous voir épluchant, comme un menuisier épluche ses copeaux pour j trouver quelques briiis de planches, l'épicerie, la quincaillerie et la drape-

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rie pour y Irouver une robe de soie el un liabit noir, et faisant, pour un heureux, vingt jaloux.

En tous cas, ne voyez vous pas que vous niellez vos invités dans une fausse position, dans la position d'un iiom ne qu'on invile à dîner chez un autre. Pour moi, si j'étais invité à un tel bal, je n'irais pas, j'empêcherais à ma femme ci à ma fille d'y aller, je protesterais par mon absence. Fi de vos contredanses carollées! vous auriez beau répandre des blancs d'œufs sur votre parquet , la poussière d'un tel bal m'étoufferait. Honte à qui se faille parasiledu pauvre ! Quand on n'a rien à lui donner, il faut du moins ne rien accepter de lui. Non, les motifs que vous prêtez à voire décision ne sont pas sincères ; ce n'est pas pour la ville, c'est pour vous-mêmes que vous dansez ; c'est pour vos jeunes filles qui n'ont pas dansé de l'élé, pour vos matrones qui sont biL>n aises de voir le bal passer et se mirer dans les grandes gbces. Si vous voulez plus d'étrangers à Clamecy, faites repaver ou plutôt dépaver certaines de vos rues, rendez les abords de votre marché plus faciles ; ayez une halle plus commode : cela vaudra mieux pour attirer les étrangers qu'une clarinette et deux violons.

Mais, dites-vous, cela ne se fait pas avec 700 fr. ; sans doute , cela ne se fait pas avec 700 fr. ; mais praliquez l'économie pour la ville comme vous la pratiquez pour vous-mêmes: amassez sou par sou, franc par franc la somme nécessaire pour exécuter une amélioration projetée; ayez, s'il le faut, une tirelire comme les enfants. La pi"ce d'or de l'homme économe a été liard avant d'être pièce d'or. Si vous aviez tout l'argent que vos prédécesseurs ont dépensé en niaiseries, vous seriez assez riches pour faire ce que je viens de dire : que vos successeurs n'aient pas à vous faiîe !e même reproche.

La ville de Tannay, dit-on, a donné un bal pour la même solennité, nous devons en faire autant; ainsi, si l'an passé la ville de Tannay eût brûlé son église pour donner un feu de joie au comice, la ville de Clamecy, cette année, mettrait le feu à la

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