‹ ŒuvresChapitre 21 sur 45 · QUELQUES PAMPHLETS DE MBS ADVERSAIRES · texte numérisé non relu

QUELQUES PAMPHLETS DE MBS ADVERSAIRES

pussent choisir la grasse brebis que le lendemain ils allaqueronl? Et cependant, voilà, dans l'intention d'honorer Dieu, ce que vous faites. Allez! ne venez jamais m'emprunler ma fille pour parer vos processions ; j'aurais la douleur de vous éconduire !

Voilà, dans la simplicité de mon cœur, ce que je pense; et j'ai cru servir la religion en le publiant. Si, pour cela, je suis un esprit infernal, alors je me fais gloire de n'être pas chrétien ; car ce n'est plus du ciel , c'est de l'enfer que la vérité nous arrive!

!^^^.Q-ft.JL^5?>^ 'ÉTAIT le 19 aoûl. L'Echo de la IS'ièvre m'était jo o{ gîïH^ jo o^malenconlreusement tombé sous la main. Etaitr °i e /« H h °ice un trait des vengeances de sainte Flavie ? je h "^ H Vl S !° °<"'^n *^'* •'•''" ! "'^'* ^^^ '"^s détracteurs n'aiip ^ ^ ® ^ 3'ent pas arguer de là que je lisais VEcho de la 'h'^ JéËS h'^^^èvre. Non, je le jure à la face du départe- ^J^^AJLJL^'^x"^^^^' i^ "^ ''*^'* P°'"'' l'^c/io de la Mevre! seulement, je le parcourais, enjambant lestement, d'un paragraphe à un autre, comme un saute-ruisseau qui traverse une rue pleine d'immondices. Je me heurtai — sans me faire de mal toutefois — contre celte fameuse lettre de M. de Lamartine au Bien Public de Mùcon. Vous savez comment rédige VEcho de la Nièvre: il extrait, extrait, extrait, et il met sous bande; voilà comme il se procure du talent et de l'esprit: ce n'est pas plus

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dilTicile que cela. Otez-lni sa plume et laissez-lui ses ciseauT, ses tartines n'en perdront pas un centigramme de leur poids, .\ussi je soupt;oime fort le rapace confrère d'avoir fait son apprentissage d'écrivain sur l'établi d'un tailleur.

Toutefois, n'allez pas lui dire : « Monsieur VEcho, c'est à votre journal, et non aux Débals, non au Globe, non à la Presse que je suis al)onné; » il vous répomlrait très pertinemment : « Monsieur, vous ne perdez point au cliange. »

Mais notre vieux découpeur d'articles n'a pas la main heureuse : le mauvais l'attire. Il pose toujours et fatalement sa droite à côté du bon : parmi cent pièces d'or, il choisirait un sou de Monaco.

N'y eût-il qu'un seul crapaud dans un vivier rempli de magnifiques poissons, s'il y jette l'épervier, c'est le crapaud qu'il péchera. Ainsi a-t-il fait relativement à la lettre de M. de Lamartine : il a pêch;'' son crapaud, et il l'a mis triomphalement sur le gril. De ces pages magnifiques où tant de beautés de pensées et de style resplendissent, il extrait les lignes suivantes :

« Le misérable métier de pamphlétaire quotidien dégraderait « la vérité même. Les journaux ne sont point des gladiateurs « salariés de la malignité pul)lique. Se servir de la presse pour de « pareils usages, c'est une profanation d'un des plus beaux dons de « Di 'u. La presse est sainte ; car, après avoir été l'instrument qui u a nivelé le monde, elle est aujourd'hui l'instrument qui doit y « semer l'ordre nouveau, la religion, la liberté et la paix. »

D'abord, ce n'est pas au pamphlet que s'adresse la muse de M de Lamartine. .Assurément, il n'a pas voulu insulter à la mémoire de Paul-Louis Courrier et à la gloire encore militante de M. de Cormenin. C'est le journalisme de l'opposition qu'il veut atteindre; mais l'illustre poète trempe, sans s'en apercevoir, le bout de sa plume dans l'infAme pamphlet? Il croit chanter, '>! il

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crie. Fallail-il donc qu'en indiquant à son compatriote du Bien Public la voie qu'il croit bonne à suivre, il insultât le journalisme qui marche dans une autre voie. La main qui se lève pour montrer, doit elle nécessairement retomber sur la tète de quelqu'un? et le fanal qui jelle aux navires ses lointains rayo s, est-il obli^^é de briiler son rivaj^e? M. de Larnarline e>t d.ins son droit sans doute; la mission de la presse est d'attaquer comme de défendre; mais au moins, il ne faut pas flétrir chez les autres ce qu'un fait soi-même, et peut-être avec moins de raison qu'eux, et se croire saint quand on les appelle infâmes.

M. de Lamartine pense-l-il être le seul en France qui ait une conscience à lui ? Pourquoi les écrivains qu'il attaque ne sci aientils pas d'aussi bonne foi dans leur opposition qu'il l'est, lui, aujourd'hui, dans la sienne, et qu'il l'était autrefois dans son ministérialisme ? Que gagnent-ils — puisque diffamation il y a — à diffamer? Des amendes qui les ruinent, et des détentions qui leur prennent les belles années de leur jeunesse. M. de Lamartine est un si grand homme, que je suis très contrarié de n'être point de son avis; mais j'aime mieux être de l'avis d'un autre grand homme appelle iMaise Pascal. Je crois à la loyauté de témoins qui déposent sur le seuil de la prison et sous les ongles tranchants du fisc.

L'appréciation de M. de Lamartine a du reste le défaut d'être un peu surannée. Depuis M. de Marcellus de la restauration, jusqu'à M. Liadières de la d}naslie de juillet, une grosse d'orateurs bien pensants, et mieux payés encore, ont dit la même chose, à peu prés dans les mêmes termes. Que quelque canard égaré rencontre le cygne de Màcon dans les belles eaux où il se baigne, soit, cela n'est pas sa faute; mais qu'il aille salir ses blanches ailes dans la mare verdoyante et pourrie où s'ébat la troupe barbottante des canards , voilà ce qu'il ne devrait point se permettre.

Toutefois, quittons les étangs de Màcon el revenons à VEcho

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de la Nièvre. Pourquoi a-t-il extrait ces malencontreuses lignes de la lettre de M. de Lamartine? N'y a-t-il dans son fait que du mauvais goût? Serait-ce, par hasard, qu'il fait allusion à mes [)am|ihlets ? Oui! tel a dû être son dessein ; je reconnais la manière de procéder de notre ancien adversaire. Quand il se hasarde à tirer, il se cache voionliers derrière un autre; il aime d'ailleurs l'esprit tout fait, et soit pauvreté, soit avarice, en fait d'imagination, nul plus que lui ne craint la dépense.

« Ah! monsieur, me dit quelqu'un, cela ne peut avoir de suites; riez de VEcho de la Nièvre quand il se rencontre sur votre passage, à la bonne heure, mais ne l'acceptez pas pour adversaire. Riposte-t-on à un vieillard goutteux qui vous donne un coup de sa béquille? poursuit-on un méchant enfant qui vous jette une pierre et s'enfuit ?

— «Vous en parlez bien à votre aise, vous, monsieur, qui n'avez été qu'ennuyé par VEcho de la Nièvre ; mais je vous répondrai par des exemples tirés de notre histoire : le chevalier Macaire s'est bien baltu en duel avec un caniche de Monlargis, et Louis III a bien tiré l'épée contre le mulet de Beaulru. Oui, le sort en est jeté, je prends l'extrait pour une allusion à mes pamphlets, et je me commets avec VEcho de la Nièvre. Du reste, je n'ai pas autre chose à faire.

« Vous dites que le métier de pamphlétaire est un métier infâme; mais donnez nous donc au moins vos raisons. Il y a, certes, de bien sottes gens, mais il n'y a point de sots métiers ; tout métier a de l'esprit quand il est fait tel qu'il doit l'élre ; ainsi l'a décidé la sagesse des nations. J'ai beaucoup de déférence pour l'opinion de VEcho de la Nièvre, mais quand sa sagesse se trouve en désaccord avec celle des nations, je ne puis faire autrement que de lui donner tort.

« Dans le métier de pamphlétaire comme dans tous les autres, comme dans le métier de doreur d'hémistiches, comme dans le métier de bedeau d'évdché et de tambour de préfecture, il y a des

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hommes qui déshonorent la profession, comme il y en a qui l'honorenl. Mais ceux qui la déshonorent, leurs confrères sont-ils responsables de leur turpitude? Je suppose quel'£cAo de laNiévrn se trouve en présence d'une barre d'acier, traitera-t-il celte barre d'infâme métal, parce qu'on en fait des poignards pour assassiner aussi bien que des instruments pour guérir ? et moi-même, est-ce qu'il m'est jamais arrivé d'insulter l'encre de la Petite- Vertu, sous prétexte que l'Echo écrit avec?

Maissavez-vous quels sont ceux qui déprécient le pamphlet? Ce sont ceux qui sont impuissants à faire des pamphlets, ceux dont le fiel infécond ne peut rien produire, ceux qui n'ont à mettre au service de leurs colères que de plates et triviales injures incessamment répétées; ces fanfarons effrontés de la presse ministérielle qui n'ayant à leur côté qu'un fourreau, veulent faire croire qu'il y a dedans une épée, une épée qu'ils ne tirent jamais, parce qu'ils craignent de blesser leurs adversaires. Oh ! si au lieu de celle épée de sous-préfet, de cette épée de suisse de cathédrale, ils avaient une véritable épée ; s'ils pouvaient obtenir, par ordonnance royale, un peu d'esprit, d'imagination et de style, comme ils obtiennent la croix d'honneur, vous verriez quelles terribles eslatilades ils nous feraient! comme les bonnes plaisanteries, comme les sanglantes dérisions, comme ces ardentes épigrammes qui s'allacheut à la peau, ainit qu'un Irait goudronné aux flancs d'une tour, et dont il faut longtemps porter la cicatrice, partiraient dru et serrées de leur plume! Oh! oui, ils déprécient le pamphlet, comme le sot déprécie l'esprit, comme la vieille décrépite et édentée, dont les yeux ardenls pleurent ainsi qu'un tison de bois vert, déprécie la jeunesse et la beauté; gras et podagres renards qui ont queue de plomb et pattes de laine, ils s'indignenl de voir l'oiseau becqueter les raisins de la treille, et quand ils ont bien sauté à l'entour, ils décident qu'ils sont pleins d'une liqueur empoisonnée !

Entre ces gens-là et nous, il y a guerre, guerre acharnée : ils

veulent ne nous rien rendre de ce qu'ils nous ont pris, et nous, nous voulons tout avoir. De noire part, c'est la guerre que faisait Spartacus aux légions de Rome. Nous accourons sur lecliainp de bataille avec les armes les plus dures, les mieux trempées que nous puissions trouver; tant pis pour eux, si leurs armes ne valent pas les nôtres! De quel droit se plaignent ils que nous leur fassions trop de mal, quand ils nous font, eux, tout le mal qu'ils peuvent nous faire? Faut-il donc, parce que leur épée est trop courte, que nous rognions la nôtre"? et moi qui suis mouciieron, suis-je obligé d'arracher mon dard et de me couper les ailes, parce que ce gros bœuf, mon adversaire, qui écrase ma touffe d'herbe sous ses pieds, n'a que deux cornes immobiles, plantées à perpétuité dans son front? En vérité, ces messieurs devraient bien faire régler par arrêté de préfecture le nombre et la profondeur des blessures que nous avons droit de leur faire.

C'est un misérable métier que celui de pamphlétaire, me disentils du haut de leur chaire et d'en bas de leurs journaux. Je comprends ; mes pamphlets les gênent, et ils seraient bien aise que je n'en fisse plus. Mais c'est comme si les Bédouins de l'Algérie chantaient au général Bugeaud : « Enelouez vos canons ; vous êtes un misérable de nous attaquer avec de l'artillerie, quand nous n'en avons point ! » Non, mes honnêtes et scrupuleux ennemis, ne comptez point que je me laisserai impressionner par vos criailleries ; ce serait aussi par trop niais de ma part. L'arme dont je me sers est bonne, elle est dure, elle est i)oinlue, elle est tranchante, elle perce et elle estafile; je ne veux pas la briser pour vous faire plaisir.

Vous m'appelez faiseur d'infâmes pamphlets , misérable pamphlétaire. Voilà les seuls pamphlets que vous sachiez faire, vous, et vous les faites; vous n'avez qu'un vieux débris, un fil usé de lanière pour battre ma réputation, cl vous m'en frappez. Mais peu m'importe comment vous m'appeliez, pourvu que je vous tienne saignants et terrassés sous mes verges. Loin de me blesser, vos

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injures me sont agréables; je les reçois .onime un iiommage; e<les prouvent que mes coups tombent d'aplomb. Je suis un homme féroce, moi, un tigre, quelque .cliose de plus encore: quand je bals quelqu'un, je veux qu'il crie. 31ais où avez-vous donc |)ris qu'une i^pilhéle fût un argument, et surtout une preuve; parce que vous m'appeli'Z infâme, cela veut-il dire que je le sois; si je vous appelais, moi, illustres immortels, serait-ce une raison pour que vous allassiez à la postérité? Ces épilliéles, dont un parti croit (létrir d'honnèles gens, elles sont, à la vérité , répétées de confiance par un chœur de badauds, mais elles ne durent que quelques heures. C'est la boue que des ivrognes jettent à une statue, et que la pluie lave le lendemain. Sous la Restauration, les hommes de la Convention s'appelaient des régicides; les soldats de la Uépuliliqiie, des buveurs de sang, et ceux de l'Empire, les brigands de la Loire. Mais aujourd'hui, écoulez comme on les appelle !

De leur côté, les jésuites écrivaient que Pascal était un tisou d'enfer, et le procureur-général de Broé traitait Courrier de vil pamphlétaire; ces lâches insultes ont-elles fait tort à la mémoire de ces deux grands écrivains, et n'aimeriez- vous pas mieux être leur glorieuse cendre que votre obscure personne !

Quoi ! d'une part je fais des livres infâmes ; de l'autre, tous les crimes qu'il fallait commettre pour allumer les foudres de l'excommunication - quand l'excommunication élait un foudre — je les ai commis, et tous tant qu'ils sont, ils ne peuvent me répondre que par quelques épilliéles anonymes, furtivement placardéps à la suite de mon nom. iMais il est aussi trop commode de répondre à des pages de raisonnement par un adjectif. Apprenez à un perroquet ces quelques mots : « Claude est un infâme , Claude est un impie, Claude est un misérable ! » et pourvu que quelque chat philosophe ne torde pas avant le lem|is le cou à \olre dialecticien, il sera contre moi un adversaire aussi puissant que vous.

Oh ! M. Uufélre, voyez donc comme donnent vos soldats armés

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de cierges, comme ils gagnent leur ration de pain bénil! Ils ne savent qu'insulter l'ennemi que vous leur avez donné à combattre ; s'ils avaient des canons , ils les chargeraient avec de la boue.

J'ai là sous les yeux votre biographie de pri^dicatéur, répandue parla ville avec profusion , je ne sais par quelles mains, et j'y lis ces lignes :

« Monseigneur Dufêlre, depuis le jour de son entrée dans la « milice sainte, est ce soldat sans cesse debout sur les remparts « d'Israël; appuyé sur de vieilles armes noircies au milieu des « combats , entouré de ses trophées, il est là, l'oreille atlenlive, « toujours prêt à repousser les attaques de l'ennemi du salut, « etc., etc. »

Eh bien ! l'ennemi du salut est arrivé ! Que tardez-vous à prendre vos armes noircies, et que failes-vous là haut sur votre rempart ? Puisque vous avez l'oreille attentive, vous devez entendre la foule éplorée de vos béates qui vous crie : « Monseigneur Dufélre, cher monseigneur Dufôtre, descendrez-vous de là haut ! » Et cependant vous ne descendez pas. A quoi vous sert donc tout ce Fénélon dont vous êtes empreint ? Celte parole abondante et facile que vous épanchiez partout sur votre passage , comme un sac délié épanche sa graine , n'est-elle bonne qu'à célébrer la gloire des frères ignoranlins? Est-ce pour dénoncer les impics au ministre et non pour les combattre que Dieu vous a envoyé dans ce diocèse? Votre tribune catholique, dont vous me menaciez, quand sortira t-elle de votre sacristie? Est-ce donc l'arche de Noéà bâtir, ou quand elle sera faite, craignez -vous de n'avoir personne pour mettre dedans ?

Vous avez des armes noircies, et moi je n'ai à la main qu'une frêle houssine; que craign«z-vous de descendre de votre rempart? en une minute vous aurez fait de moi un trophée. Je vous

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en préviens, en loyal ennemi , votre silence à l'égard de mes pamphlets vous fait tort; on dit que vous ne remportez de trophé.s sur l'ennemi du salut quç quand il est absent ; que vous ne savez luer que des mannequins ; qu'il faut, puisque vous ne me répondez pas, que voire cause soit bien mauvaise , ou que vous ayez bien peu de confiance dans la puissance de votre dialectique.

Après cela, vous en ferez ce que vous voudrez, cela m'est bien égal , je vous l'assure.

Mais, abstraction faite de moi, pourquoi le pamphlet est-il infâme, pourquoi les pamphlétaires sont-ils des misérables? L'infâme pamphlet; le misérable pamphlétaire ! Docteurs, vous avez bientôt tranché la question. Mais vous êtes un peu excoriés ; vous me faites l'effet de malfaiteurs qui se, ""plaignent d'avoir été malmenés par la patrouille.

Le pamphlet est-il donc infâme de droit? apporte-t-il en naissant sa tache d'infamie comme l'homme sa tache de péché originel? est-il, comme le bourreau, infâme? quoi qu'il fas.^c et aussitôt qu'il apparaît dans la rue, roquets et molosses ont-ils le droit d'aboyer sus? El pourquoi en serait-il ainsi? pourquoi serait-il plus infâme que le feuilleton, que le premier Paris, que l'histoire et même que la méditation poétique ? Ne peut-il, commo les individus susnommés, s'enrôler sous un saint drapeau ? Est-il l'ennemi naturel et nécessaire de tout ce qui est gloire, vertu, grandeur, comme le chat l'est de la souris ? Son encre se solidifierait-elle dans sa plume, s'il voulait défendre une bonne cause 7 Hélas ! non ; VOnguent contre la morsure de la Vipère noire, re pamphlet qui défend avec tant de puissance de logique et taiit d'agrément de style la doctrine chrétienne, en est la preuve ! Mais on le juge sur le nom qu'il porte, ce pauvre pamphlet. O vulgaire! l'ameuteras-lu donc toujours contre des noms! Une soutane passe, et tu dis ; « Voilà un homme pieux ; » si c'est un uniforme, tu dis : « Voilà un brave; » mais regarde donc au moins ce qu'il y a sous celte étoffe. Si j'avais donné à mes petits livres le titre da

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