I. Je tp l'assure en vérité
Et qui plus est, tu es en tel crédict Qu'elle a foy ferme en ce que luy as dict. »
Ainsi Amour parloit; et en parlant M'asseura fortJ Adonc, en esbranlant Ses aesles d'or, en Tair s'en est voilé ; Et au resveil je fuz tant consolé Qu'il me sembla que du plus liault des cieulx Dieu m'envoya ce propos gracieux.
Lors prins la plume, et par escript fut mis Ce songe mien que je vous ay transmis, Vous suppliant, pour me mettre en grand heur, Ne faire point le Dieu d'amours menteur, Mais, tout ainsi qu'il m'en donne asseurance. En vostre dire avoir persévérance,* Croyant tousjours que les propos et termes Que vous ay ditz sont asseurez et fermes.
Eii ce faisant pourray bien soustenir Que songe peult sans mentir advenir ; Et si diray la couche bien heureuse.
Où je songeay chose tant amoureuse.
0 combien donc heureuse elle sera Quand ce gent corps dedans reposera.