Me donna assurance , nie rassui-a
2. V^ous suppliant,,, avoir persévérance et croire toujours que.
Qu ay-je mesfaict, dictes, ma chère amye? Vostre amour semble estre toute endormie ; Je n'ay de vous plus lettres, ne langage; Je n'ay de vous ung seul petit message, Plus ne vous voy aux lieux accoustumez. Sont jà estainctz voz désirs allumez, Qui avec moy d'un mesme feu ardoient?
Où sont ces yeulx lesquelz me regardoient Souvent en ris, souvent avecques larmes? Où sont les motz qui tant m'ont faict d'alarmes?' Où est la bouche aussi qui m'appaisoit Quand tant de fois et si bien me baisoit? Où est le cueur que irrévocablement M'avez donné ? Où est semblablement La blanche main, qui bien fort m'arrestoit Quand de partir de vous besoing m'estoit?
Hélas, amanz, hélas, se peult-il faire Qu'amour si grand se puisse ainsi delfaire? Je penserois plustost que les ruisseaux Fairoient aller encontre mont leurs eaux. Considérant que de faict, ne pensée Me l'ay encor, que je sache, offensée.
Doncques, Amour, qui couves soubz tes aesles Journellement les cueurs des damovselles ,
Ne laisse pas trop refroidir celluy
De celle là, pour qui j'ay taitf d*ennuy;
Ou trompe moy en me faisant entendre
Quelle a le cueur bien ferme, et fust-il tendre.*