‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 333 sur 340 · DE LUCIEN · texte numérisé non relu

DE LUCIEN

Advint un jour que Venus cythérée.

Mère pour lors dolente et esplorée, Perdît son filz, qui çà et là voloit.

Et ainsi triste, en haste s'en alloit Par maint carroy,* par maint canton et place, Pour le chercher. Puis sus quelque terrace, Ou sus un mont eslevé se plantoit.

Et devant tous à haulte voix chantoit Ce qui s'ensuyt :

« Quiconques de bon vueil M'enseignera ou au doigt, ou à Tœil, En quelle voye, ou devers quel costé.

Mon Gupido fuyant s'est transporté.

Pour son loyer, qui faire le sçaura, Un franc baiser de Vénus il aura.

1. Marot paroit avoit suivi, pour cette traduction, moins le texte grec de Lucien que le texte latin de la translation, un peu paraphrasée, donnée par Ange Politien, vers la fin du siècle précédent.

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