‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 58 sur 340 · Prise. Instnimcnt employé dann la fonte des monnaie · texte numérisé non relu

Prise. Instnimcnt employé dann la fonte des monnaie

ÈPÏTRES. 75

Bien tost après ceste fortune là , Une aultre pire encores se mesla De m'assaillir, et chascun jour me assault, Me menassant de me donner le sault Et de ce saiilt m' envoyer à Tenvers, Rymer soubz terre et y faire des vers.

C'est une lourde et longue maladie De trois bons moys, qui m'a toute essourdie' La pauvre teste et ne veult terminer; Ains me contrainct d'aprendre à cheminer,' Tant affoibly m'a d'estrange manière.

Et si m'a faict la cuisse héronnière, L'estomac sec, le ventre plat et vague, Quand tout est dict,' aussi maulvaise bague , * Ou peu s'en fault, que femme de Paris; Saulve l'honneur d'elles et leurs maris!

Que diray plus? au misérable corps, Dont je vous parle, il n'est demouré* fors Le pauvre esprit qui lamente et souspire, Et en pleurant tasche à vous faire rire. Et pour aultant, sire, que suis à vous, De troys jours l'ung viennent taster mon poulx Messieurs Braillon, Le Coq, Akaquia, Pour me garder d'aller jusque à quia.

Tout consulté, ont remis au printemps Ma guarison. Mais, à ce que j'entends,

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