‹ ŒuvresChapitre 44 sur 56 · PSEAUME XIX · texte numérisé non relu

PSEAUME XIX

Cce/r enarrant gloriam Dei.

11 mons'.rc par le meryeillcux ouvrage des cieulx combien Dieu eai puissant : loue et exalte la loy divine, et en fin prie le Seigneur qu'il le préserve de poché, affin de luy e«tre agréable.

Les deux en chascan lien La puissance de Dieu Racomptent aux humains ; Ce grand entour espars Nonce de toutes pars L'ouvrage de ses mains.

Jour après jour coulant Du Seigneur va parlant Par longue expérience; La nuict suyvant la nuict Nous presche et nous instruict De sa grand' sapience.

Et n'y a nation, Langue, prolation.

Tant soit d'estranges lieux.

Qui n'oye bien le son, La manière et façon Du langage des cieulx.

Leur tour par tout s'estend.

Et leur propos s'entend Jusques au bout du monde ; Dieu en eulx a pose Palais bien composé Au soleil clair et mnnde ;

Dont il sort ainsi beau Comme un cspoux nouveau ï)e son paré pourpris ; Semble un grand prince à TCoir,

S'esgayant pour avoir D'une course le prix.

D'un bout des cieulx il part Et attainct l'autre part En un jour, tant est vite :

Oultre plus, n'y a rien En ce val terrien Qui sa chaleur évite.

La trèsentiere loy De Dieu, souverain roy, Vient l'aine restaurant.

Son tesmoingnage seur Sapience en doulceur Monstre à l'humble ignorant.

D'iceluy roy des roys Zes mandemens sont droicts Et joye au cueur assignent ; Les commande meus saincts De Dieu sont purs et sains Et les yeulx illuminent.

L'obéissance à luy Est un trèssainct appuy A perpétuité ; Dieu ne faict jugement Qui véritablement Ne soit plein d'équité.

Ces choses sont encor Plus désirables qu'or, Fust ce fin or de touche :

Et en un cueur sans fiel Sont plus doulces que miel Ne pain de miel en bouche.

Qui servir te vouldra, Par ces poinctz apprendra A ne se fourvoyer, Et en les observant En aura le servant Grand et riche loyer.

Mais où se trouvera Qui ses faultc:^ sçaura

PS A UMES

CLÉMENT MAROT

Nonibrcr, p€n«cr ne dire Las! de tant de péchez Qui me sont tous cachez, Purge moy, trcscher Sire.

Aussi de grans forfaidz Témérairement faictz Soit ton serf relasche, Qu'ilz ne régnent en moi ; Si seray hors d'esmoy Et net de grand péché.

Ma bouche prononcer Ne mon cueur rien penser Ne puisse, qui ne plaise A toy, mon deffcndeur, Saulveur et amcndeur De ma vie mauvaise.

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