I.K PhKMIER
Ma foy, je ne mentiray ja.
Je n'ose toucher son teton ; Mais je la prcns par le menton.
Et tout premièrement la baise.
LE SECOND Ventre saiuct gris ! que tu es aise, Compaignon d amours.
LE PREMIER
Par ce corps, Quant il fault que J'aille dehors, Si tost qu'elle en est advertie, Et que c'est loing, ma départie La faict pleurer comme un oignon-
LE SECOND
Je puisse mourir, corapaignon.
Je croy que tu es plus heureux Cent foys que tu n'es amoureux.
O le grand' aise en quoy tu vis !
Mais pourquoy est-ce, à ton advis, Que la mienne m'est si estrange, Et qu'elle prise moins que fange Ma peine et moy et mon pourchas !
LE PREMIER
C'est signe que tu ne couchas Encores jamais avec elle.
LE SECOND Corps bien ! tu me la bailles belle ! J'en devinerois bien autant.
Or si poursuyvray je jjourtant La chasse que j'ay entreprinse :
Car tant plus on tarde à la prinse, Tant plus doulx en est le repos.
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LE PREMIER
Une chanson avec propos N'auroit point trop maulvaise grâce ; ^ Disons la.
LE PREMIER
La dirons nous grasse De mesme le jour?
LE SECOND
Rien quelconques :
Honneur par tout. Commençons doncques.
LE SECOND Languir me fais, content désir-,
LE PREMIER A telles ne prens point plaisir ; Elles sentent trop leurs clamours.
LE SECOND Disons doncques : Puis qu'en amours.
Tu la dis assez vouluntiers.
LE PREMIER
Il est vray, mais il fault un tiers, Car elle est composée à trois.
UN QUIDAM Messieurs, s'il vous plaist que j'y sois, Je serviray d'enfant de chœur.
Car je la scay toute par cueur :
Il ne s'en fault pas une notte.
LE SECOND
Bien venu, par saincte Penotte !
Sois, mignon, le bien arrivé.
LE PREMIER
Luy siet il bien d'estre privé ?
Chantez vous clair ?