‹ Œuvres, collationees pour la premiere fois sur les editions originalesChapitre 2 sur 296 · X AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

X AVERTISSEMENT

les éditions anciennes, el nous avons ia certitude qu'ils ne viennent pas de Rabelais. Si de TAulnaye a eu la pensée de rendre notre auteur illisible, il n'a pas trop mal réussi.

Je fais peut-être un jugement téméraire ; mais je soupçonne fort mes questionneurs d^avoir pris son or* thographe pour celle de maître François.

Quant à la nôtre , nous l'avons choisie , nous ne l'avons pas faite; elle s'appuie sur des recherches et non sur un système. Nous nous permettons une seule licence, celle de distinguer, d'après l'usage actuel, les lettres I et J, U et V, comme on le fait pour les auteurs latins, comme on le fait pour les auteurs du siècle de Louis XIV, comme l'ont fait Le Duchat et Johanneau.

A cette innocente exception près, nous n'admettons pas, pour un seul mot , une forme, un signe qui ne se trouvent dans une édition de quelque œuvre de Rabelais, depuis le Pantagruel de CI. Nourry, jusqu'à l'édition en quatre livres de 1553 (époque présumée de la mort du curé de Meudon) : nous accordons toujours la préférence à la forme adoptée par l'Académie, ou, si elle nous fait défaut, à celle qui s'en rapproche le plus.

Nous n'adoptons pas une seule élision sans l'avoir rencontrée dans une édition contemporaine de l'auteur.

L'accord du participe avec que régime était autrefois facultatif : nous le maintenons quand nous le trouvons, sans jamais l'étendre d'un cas à un autre.

Le participe présent se rencontre souvent avec la forme féminine ou avec celle du pluriel. Nous nous gardons bien alors de lui enlever une seule lettre.

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AVERTISSBMKIST. ^,

Nous écrivons alternativement au et on. La première forme a notre préférence ; mais nous ne la donnons que dans les cas où une ancienne édition nous Toffre.

Le lecteur verra que nous ajoutons une s au pluriel des mots terminés en é et que nous adoptons éiy non es. Ce n'est point un anachronisme. On trouve cette forme dans les éditions du temps. Elle est très-fréquente dans l'édition de Dolet, qui a même recommandé spécialement la règle.

Ce qu'il nous a fallu de temps et de travail pour ac** complir^ d'une manière bien imparfaite, la tâche que nous nous étions imposée, loin de nous en vanter, nous n'oserions jamais le dire. Sans les encouragements éclairés de notre excellent et savant éditeur M. A. F. Didot, qui a parfaitement accueilli et soutenu notre idée, jamais l'entreprise n'eût été menée à fin.

Maintenant la critique décidera si nous avons résolu le problème de faciliter la lecture de Rabelais, sans porter la plus légère atteinte au texte et à la grammaire de répoque , sans nous rendre coupables de ces anachronismes orthographiques si fréquents dans les éditions modernes. Les conseils nous flatteront autant que les éloges.

Nos notes ont eu l'honneur d'être un peu guabelées, avant même de se montrer. Nous regrettons qu'un spirituel écrivain nous ait crus capables de fabriquer une nouvelle clef allégorique, ou même de nous servir des anciennes* Rabelais nous aurait prémunis contre la manie de la glose, en supposant qu'elle eut été de notre

xh AVERTISSEMENT.

goût. Nos recherches n'ont porté que sur les choses

explicables.

5* en lieu â^ obtenir les encouragements pourpensés , nous ne faisons qu'exciter dans l'autre monde Vire du grand Alcofribas y et dans celui-ci, les plaisantes mo^ quelles des grabelews, nous dirons, l'oreille un peu basse : Par saint Guodegrin! ce n^était pas la peine de tant chercher.

BUBGAUD D£S MaaETS.

NOTICE BIOGRAPHfQUE

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