‹ Œuvres, collationees pour la premiere fois sur les editions originalesChapitre 263 sur 296 · CHAPITRE XXXVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXVII

CSMMiiiMt FMttaffraci pcr^oMe * tMMuve pri^irt tÊmtU et «nelgne fol.

Plkiitagrue], 8oy retirant, apperceut par la galerie Parnnr^ m maintien d'un resTeor ramassant, et dodelinant de la teste ^ et luy dist : Tous me semblez à une scmriz eœpegée; tiwt plus elle s'efforce soy depestrer de la poix, tant plus elle «'en embrene. Vous, semblablement, efforçant issir hors les lacs de perplexité, plus que devant y demourez em* pestré, et n'y sçay remède fors un. Entendez. J'ay sou^nt ouy en proverbe vulgaire qu'un fol enseigifê bien un sa^. Puis que, par les responses des sages, n^esles à plein satisfait, conseillez vous à quelque fol : pourra estre que, ce faisant , plus à vostre gré serez satisfait et content. Par Tadvis, conseil et prédiction des folz, vous sarez quants* princes, rois, et republiques ont esté conservés, quantes batailles gaignées, quantes perplexités dissolues. Ja besoing n'est vous ramentevoir les exemples. Vous acquiescerez en ceste /raison. Car, comme celuy qui de près regarde à ses affaires privés et domesticques, qui est vigilant et attentif au gouvernement de sa maison , duquel l'esprit n'est point esgaré, qui ne perd occasion quelconque de acquérir et amasser biens et richesses, qui cautement sçait obvier es inconveniens de pauvreté , vous appeliez sage mondain , quoy que fat soit il en l'estimation des intelligences célestes, ainsi faut il faire, pour devant icelles sage estre, je dis sage et présage par aspiration divine , et apte à recevoir bénéfice de divination, se oublier soy mesmes,

* Combien de.

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