CHAPITRE X
De ce 4a>6| slynillé par les conlcorg bUnc et Mcn.
Le blanc donc signifie joye , soulaz, et liesse ; et non à tort le signifie, mais à bon droit et. juste tiltre. Ce que pourrez vérifier, si, arrière mises vos affections, voulez entendre ce que présentement je vous exposeray.
Aristoteles dit que , supposant deux choses contraires en leur espèce, comme bien et mal, vertu et vice, froid et chauld, blanc et noir, volupté et douleur, joye et dueil ^ , et ainsi des autres, si vous les coublez^ en telle façon qu'un contraire d'une espèce convienne raisonnablement à Tun contraire d'une autre, il est conséquent que l'autre contraire conapete ' avec l'autre résidu. Exemple : vertu et vice sont contraires en une espèce j aussi sont bien et mal. Si Tun des contraires de la première espèce convient à l'un de la seconde, comme vertu et bien {car il est seur que vertu est bonne), ainsi feront les deux résidus, qui sont mal et vice ; car vice est mauvais.
Geste reigle logicale entendue, prenez ces deux contraires, joye et tristesse, puis ces deux, blanc et noir; car ilz sont contraires physicalenient. Si ainsi donc est que noir signifie dueil, à bon droit blanc signifiera joye.
Etn'est* ceste signifiançepar imposition humaine instituée,
' Âa lieu de joye et deuil, on lit ' Accouplez.
<^s l'édit. antér. à 1535 , dueil et ^ S'accorde.
tristesse. Cette inadvertance ne re- * Et n'est point (édit. antér. à
parait pas dans Tédit. de 1556. 1 535) .