CHAPITRE XXXIII
GoBUMcnt certain roaTcmcars «c PlervcMiCy par easMll précipité, le aftlrcnt «a dernier péril.
Les fouaces destroussées ^ comparurent devant Picrochole les dues de Menuail^ comte Spadassin^ et capitaine Merdaille^ et luy dirent : Sire^ aujourd'huy nous vous rendons le plus heureux 9 plus chevaleureux prince qui onques fust depuis la mort d'Alexandre Macedo. Couvrez, couvrez vous, dist Picrochole. Grand mercy, dirent ilz, Sire; nous sommes à nostre devoir. Le moyen est tel. Vous laisserez icy quelque capitaine en garnison, avec petite bande de gens, pour garder la place, laquelle nous semble assez forte, tant par nature que par les remparsfaitsàvostre invention.Yostre année partirez * en deux , comme trop mieulx l'entendez. L'une partie ira ruer sus ce Grandgousier et ses gens. Par icelle sera de prime abordée facilement desconût. Là recouvrerez argent à tas. car le vilain en a du content. Vilain , disons nous, parce qu'un noble prince n'a jamais un sou 3. Thesaurizer est fait de vilain.
L'autre partie ce pendant tirera vers Onys, Sanctonge, Angomois, et Gascoigne : ensemble Perigot, Medoc, et Ëlanes*. Sans resistence prendront villes, chasteaux, et for-
' Édit. ant. à 1535. Cyre, édit. l'avarice ao premier, et la phrase ;
de 1535, de Dolet, etc. Un noble prince n'a jamais un sou,
3 Partagerez. semble être une plaisante flatterie
' Ce passage est du nombre de à l'adresse de- François l**". Sa
ceuT où il est difficile de ne pas Toir générosité et le désordre de ses
une double allusion à Louis XII et iiuances sont deux faits également
à François l**^. On sait qu'on re- notoires. .
prochait, peut-être avec raison, ^ Le Péiigord ^ les Land«i.